Pourquoi Néobulle lance une campagne Ulule (et comment ça marche)

Pourquoi Néobulle lance une campagne Ulule (et comment ça marche)

Vous avez peut-être croisé l'info sur nos réseaux : Néobulle est sur Ulule. Mais pourquoi une marque qui existe depuis 20 ans se tourne-t-elle vers le financement participatif ? Et au fait, comment ça fonctionne, une campagne Ulule ? On vous explique tout, sans détour.

Le financement participatif, c'est quoi exactement ?

Le financement participatif, ou crowdfunding, est une manière de financer un projet en faisant appel directement aux personnes qui y croient. Pas de banque, pas d'investisseur. Juste une plateforme qui met en relation un porteur de projet et une communauté.

Ulule, c'est l'une des plus connues en France. Depuis 2010, la plateforme a accompagné des milliers de projets : créateurs indépendants, marques engagées, associations, médias. Le point commun ? Ce sont des aventures qui auraient eu du mal à exister par les circuits classiques, et qui tiennent debout grâce à la mobilisation collective.

Le principe est simple : on présente un projet, on fixe un objectif financier et une durée, on propose des contreparties à celles et ceux qui contribuent. Si l'objectif est atteint dans le temps imparti, la campagne est validée et les contreparties sont expédiées. Sinon, tout le monde est remboursé. Sans risque.

Pourquoi Néobulle a choisi cette voie

Vingt ans que nous fabriquons des porte-bébés et des soins bio dans la Loire. Vingt ans de choix exigeants : matières biologiques, partenaires locaux, formules courtes, savoir-faire maîtrisé de bout en bout.

Mais fabriquer à la main, local et bio coûte plus cher que produire à l'autre bout du monde. Et comme beaucoup d'entreprises engagées dans une production française, nous avons encaissé les secousses récentes : pandémie, inflation, marché en repli. Nous avons fait des choix difficiles. Sans jamais lâcher l'essentiel : continuer à fabriquer ici.

Aujourd'hui, il nous faut un coup de pouce pour passer le cap. Et plutôt que de chercher uniquement des solutions financières classiques, nous avons voulu faire les choses différemment, car Néobulle c'est aussi et avant tout vous. 

Concrètement, comment ça se passe pour vous ?

Si vous décidez de nous soutenir, voici ce qui vous attend :

  • Vous choisissez un kit parmi ceux proposés sur la page de la campagne, à différents niveaux de prix
  • Vous contribuez en ligne directement sur la plateforme Ulule, en quelques clics
  • Vous attendez la fin de la campagne, c'est le moment où l'objectif est confirmé et où les expéditions se préparent
  • Vous recevez votre kit chez vous, comme une commande classique

Ce que vous trouverez sur Ulule (et que vous ne trouverez pas en boutique)

Sur neobulle.fr, vous retrouvez en permanence l'ensemble de nos produits, à l'unité, avec leur prix habituel et nos conseils personnalisés. 

Sur Ulule, c'est différent. Pendant le temps de la campagne uniquement, nous proposons exclusivement des kits pensés pour être utiles à tous, à plusieurs niveaux de prix. Vous y trouverez aussi des produits exclusifs, créés spécialement pour la collecte et que vous ne retrouverez pas ailleurs. Une fois la campagne terminée, ces kits disparaissent.

Notre conviction en composant la collecte : des produits utiles à tous ! 

À quoi servira concrètement votre soutien ?

Cette collecte n'est pas un projet d'expansion. C'est un projet de consolidation. Trois axes, très concrets :

  • Renforcer notre trésorerie, essentielle à la survie de l'entreprise 
  • Reprendre la recherche et développement, parce qu'innover demande du temps long et des moyens dédiés. 
  • Mieux faire connaître Néobulle, parce qu'on fabrique des produits dont nous sommes fiers, mais que trop peu de familles savent encore que nous existons

Nous restons lucides : cette collecte ne règlera pas tout. Mais elle nous donnera une respiration précieuse pour avancer sur ces trois axes essentiels.

En nous soutenant, vous ne donnez pas seulement un coup de pouce à une marque : vous participez à faire vivre une autre manière de fabriquer, française, engagée et profondément humaine.

Soutenir Néobulle sur Ulule

Merci, du fond du cœur, pour le temps que vous prenez à nous lire, à nous suivre, à faire vivre cette aventure depuis 20 ans. La suite, on l'écrit ensemble.

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Journal de bordLes valeurs de Néobulle

Les valeurs de Néobulle

Néobulle a été créée en 2005 par Séverine Martial. On vous en parle souvent, de l’éthique et des valeurs de notre entreprise, une petite touche par-ci par-là, disséminées au gré de nos actions du quotidien… mais jamais vraiment plus en profondeur. Et si on reprenait un peu le tout ? Au commencement… Difficile de parler des valeurs de Néobulle sans revenir aux sources de sa création ! A l’origine, il y avait Séverine, maman de 4 enfants, infirmière et consultante en lactation. Consciente du besoin des mamans de se faire accompagner, elle a créé une association de soutien à l’allaitement, puis à la parentalité, et de fil en aiguille s’est retrouvée à fabriquer des écharpes de portage et des slings pour les parents de l’association, puis à destination du grand public. Néobulle est ainsi née, presque « par hasard » en somme, de l’envie d’aider les familles ! Cette vocation d’accompagnement et de soutien, c’est finalement le fil rouge de tous les choix et actions de l’entreprise. Au cœur des besoins des familles Chez Néobulle, on n’aime pas trop le superflu ! Nos produits sont tous réfléchis via le prisme des besoins des familles. C’est un vrai travail de fourmi de suivre les tendances, lister les problématiques rencontrées au quotidien et tenter d’y apporter des solutions vraiment pertinentes sans pour autant tomber dans les effets de mode ! La fabrication française Chez Néobulle, tout est français ! C’est un engagement très fort, qui induit des contraintes majeures. Nos gammes de portage sont confectionnées intégralement dans l’atelier intégré à nos locaux, à Saint Bonnet le Château, par nos couturières expérimentées. Nos gammes de soin sont assemblées et mises en flacon par notre partenaire local Abiessence, selon les formules établies par notre responsable scientifique Claire. Pour chaque nouveau produit, c’est un véritable travail de fourmi qui est réalisé notamment par Valérie, pour trouver LE fabricant français qui pourra nous proposer la référence souhaitée (elle gère ainsi plus de 3000 références !) ! Tout est mis en œuvre pour optimiser au maximum les découpes, éviter le gaspillage, faire en sorte que le travail de la couturière ne soit pas trop fastidieux… et proposer à l’arrivée un produit à un prix le plus juste que possible. Des produits sains Pas de superflu dans les gammes… mais pas non plus dans nos matières premières ! Exit conservateurs, produits transformés, pesticides et autres additifs… Nous utilisons toujours lorsque c’est possible des textiles bio et exempts de teintures toxiques pour nos systèmes de portage, et des composés issus de l’agriculture biologique pour nos soins. Nos formules de soin se veulent les plus minimalistes que possible : chaque ingrédient de nos formules a une action. Nos porte-bébés sont étudiés pour accompagner les spécificités de développement de chaque âge, notamment pour ce qui concerne les nouveau-nés qui ont des besoins particuliers. Pour cette raison nous faisons le choix de proposer des systèmes différents selon les âges. Respect de l’environnement Chez Néobulle, nous prêtons une attention toute particulière à l’impact de notre activité sur l’environnement. Nous n’avons d’ailleurs pas attendu les normes RSE pour cela ! Nous favorisons les circuits ultra-courts, une bonne partie de nos productions textiles et de soins se situe d’ailleurs dans un rayon de 50km. Nous utilisons des produits naturels, pour la plupart certifiés bio Nous veillons à limiter au maximum les déchets et cherchons des solutions pour les valoriser. Par exemple, nos chutes textiles servent à confectionner des petites pochettes de rangement pour des soins, nous en donnons à des écoles de stylisme et les salariés peuvent également en récupérer pour leurs projets personnels. Notre nouveau bâtiment est aussi éco-construit et s’intègre harmonieusement dans la nature environnante. Bienveillance Chez Néobulle, la bienveillance s’applique également à toute l’entreprise et pas juste aux familles accompagnées ! Tout est mis en œuvre pour le bien-être des salariés. Chacun est libre de choisir ses horaires, en fonction de ses contraintes familiales (et c’est comme ça qu’on retrouve souvent le bâtiment quasi vide les mercredis !). Grâce au management socio-économique (ISEOR), chacun est responsable de ses missions et de son activité, ce qui est plus gratifiant et valorisant que de simplement suivre des consignes. Côté confection nous cherchons à limiter les douleurs et blessures et autres TMS. Les couturières réalisent de A à Z les porte-bébés qui leurs sont confiés, pas de travail à la chaîne, afin de ne pas devoir réaliser de gestes trop répétitifs et ne pas tomber dans l’ennui. La conception des porte-bébés est également réfléchie pour ne pas exiger de gestes susceptibles de provoquer des tendinites. Et vous, vous saviez tout ça ?

AllaitementInterview de Séverine Martial : Portage, allaitement et maternage

Interview de Séverine Martial : Portage, allaitement et maternage

Infirmière et créatrice d’associations de soutien pour les mamans, d’ateliers de portage puis de Néobulle, Séverine a plus d’un tour dans son sac. Mais surtout, elle a une grande connaissance des mamans et une passion pour les bébés ! Faisons connaissance ! Je suis infirmière de formation, née dans une famille de soignants avec une maman sage-femme. À la suite de mon premier enfant, une petite fille, j’ai allaité 3 mois sans me poser de question. Puis un engorgement avec fièvre est survenu.  J’ai rendu visite à mon médecin, qui n’y connaissait rien mais je ne le savais pas. Il m’a dit d’arrêter de donner le sein et de tirer mon lait car je risquais d’empoisonner mon bébé. C’était une grosse bêtise.  Cela a signé la fin de mon allaitement car la production a diminué très vite. Fin du premier épisode sans regret ni questionnement car lors de mes études d’infirmières l’allaitement n’était pas évoqué sauf pour nous mettre en garde sur le fait que le sevrage pouvait être dangereux et conduire à des risques d’autisme. Évidemment, c’était encore des bêtises. Par contre, nous avions bien appris à préparer les biberons ! Et là une rencontre à tout changé. Une maman qui venait au bébé nageur avec moi et qui allaitait son bambin de 9 mois. Alors je me suis posée des questions. Pourquoi moi je n’allaitais plus ? Pourquoi on n’était si mal informée en tant que maman ? Pourquoi on était si mal formé en tant que professionnel de santé ? À partir de ce moment, je me suis plongée dans ce monde passionnant. J’ai découvert à quel point la nature est bien faite, à quel point une vie harmonieuse avec un bébé procure de la joie dans les familles. J’ai décidé d’agir pour sensibiliser les maternités. As-tu réussi à faire passer ton message ? Cela a été difficile. Je me suis battue pendant des années. J’ai créé une première association de soutien à l’allaitement nommée “Ref’Lait”. Puis une seconde, “Naturellement Parents”, pour aider les parents à rester calmes et sereins avec le bébé et leur permettre de se sentir entourés en les accompagnant sur le portage, le maternage, les massages et même le chant.  Ref’Lait, c’est toujours une quinzaine de professionnels de santé qui continue son accompagnement auprès des mamans allaitantes par des consultations ou des visites dans les chambres de maternité. Nous agissons gratuitement dans la Loire grâce aux financements de l’Agence Régionale de Santé. J’en suis très fière. Après les associations de soutien, est venue Néobulle ? Oui, Néobulle est venue naturellement, sans jamais avoir pensé à faire une entreprise un jour. Au départ, pour encore améliorer l’accompagnement et se servir du savoir faire de ma région caractérisée par l’artisanat de tissage, j’ai développé et fait fabriquer à deux pas de chez moi des écharpes de portage physiologique de qualité. Puis, passionnée d’aromathérapie, est venue l’idée de créer des produits de soin 100% naturels, bio, sans artifices et surtout efficaces. Toujours dans le but de mieux répondre aux besoins des bébés et de donner confiance aux parents. À quel moment t’es-tu rendu compte que l’allaitement est important ? Il y a une vingtaine d’années, au cours de ma formation d’infirmière, j’ai effectué un stage en maison de retraite. J’ai été marquée par les vieilles dames dont je m’occupais. Dès que l’on évoquait les bébés, elles parlaient de leur allaitement. Les regrets, les satisfactions, les plaisirs et les désirs inassouvis… Je me suis dit à ce moment-là que le fait d’allaiter son bébé était quelque chose de très important dans la vie d’une femme, au point de marquer toute une vie.  Comment présenterais-tu le maternage ? C’est la manière naturelle de s’occuper d’un bébé. Materner signifie simplement prendre soin et répondre à ses besoins. Pendant les premiers mois, ils sont simples. Ils ne sont que vitaux. Dormir, être nourri, changé, lavé, soigné et porté pour se sentir en sécurité. Et bien-sûr, un bébé a besoin de recevoir de l’attention et de l’amour.  Il faut être conscient que le maternage existe depuis toujours. Il a disparu au fil des derniers siècles pour plusieurs raisons.  Au cours du dix-neuvième siècle, le portage et l’allaitement ont été assimilés aux populations dites “primitives” tandis que les inventions dites “modernes”, comme la poussette et les transats, ont réduit la relation de proximité essentielle entre un bébé et sa maman.  Le manque de temps avec l’émancipation des femmes également... Exactement. L’émancipation des femmes ôta naturellement de plus en plus de temps aux mamans pour s’occuper de leur bébé. Sans compter les nombreuses hypothèses pédiatriques qui se sont contredites au fil des années : ne pas porter, donner à manger à heure fixe, ne pas répondre aux pleurs…. Tout cela mis bout à bout et le portage, comme le maternage, ont progressivement disparu.  Ce sont pourtant des pratiques instinctives et ancestrales ! C’est le fameux instinct maternel. Si une maman était sur une île déserte avec son bébé, elle prendrait soin de son bébé, l'allaiterait sans se poser de question, le tiendrait en permanence contre elle et le bébé aurait tout ce dont il a besoin pour être en pleine forme et épanoui.  Mais heureusement, l’instinct reprend le dessus ! Et le portage comme l’allaitement et le maternage reviennent au grand jour. Peux-tu nous parler des bénéfices du maternage ? Oui bien-sûr ! La relation créée par le maternage est autant bénéfique à la maman qu’au bébé. Le bébé se sent mieux et pleure moins tandis que la maman prend confiance et s’affirme dans son nouveau rôle, qu’il s’agisse d’un premier bébé ou d’un petit nouveau dans la famille.  Avoir le sentiment de comprendre son bébé et de bien répondre à ses besoins donne une confiance infinie aux parents et un sentiment de plénitude inégalable. On met en place un cercle vertueux qui permet le développement harmonieux du bébé au sein de sa famille. On devient alors parent et c’est gagné pour la suite !  C’est donc favorable également à l’éducation future ? Plus la maman va comprendre son bébé, plus elle est confiante dans son rôle de maman. Ça fonctionne aussi pour le papa. Il devient ensuite aisé de fixer des limites progressivement, lorsque les petits “caprices” commencent à faire leur apparition. La confiance et la sérénité qu’apporte le maternage est le point de départ qui permet une éducation simple et naturelle. Séverine tient à insister sur un point…  Durant les premiers mois du bébé, il est indispensable de répondre à tous ses besoins. Qu’il demande les bras, qu’il ait envie de téter 10 fois de suite ou qu’il ait envie d’un câlin réconfortant, il ne s’agit là que de besoins primaires essentiels à son développement physique, mental et émotionnel.  Un bébé ne fait pas marcher ses parents et ne joue pas la comédie, comme on peut encore l’entendre parfois.  Le portage aide énormément au quotidien et à passer les moments de demandes intenses. Il permet à la maman d’être au plus proche de son bébé en continuant de vaquer à ses occupations. Donc sans frustration. D’autant plus qu’à son contact, elle sécrète des hormones qui lui permettent d’être en alerte et de savoir quoi faire instinctivement. Cette grande proximité avec son bébé permet à la maman de le comprendre, de détecter ses besoins rapidement et d’apprendre à les anticiper. Ainsi la maman prend confiance et le bébé pleure moins voire pas du tout.  Un bébé ne devrait pas pleurer ? Les pleurs des premiers mois peuvent être totalement évités grâce au portage et au maternage. Cela donne confiance à la maman et tranquillise le bébé. Les crises de larmes sont une source d’épuisement et de stress pour le bébé. Il ne dort plus correctement, il a moins d’appétit et la maman s’inquiète. Les pleurs ne servent pas à grand-chose, c’est le signe ultime lorsque nous n’avons pas su repérer ses demandes plus tôt.  Mais il est normal de ne pas tout gérer parfaitement du premier coup ! Être parent, ça s’apprend petit à petit, en écoutant sa petite voix intérieure et non les conseils de son entourage. Quel est ton avis sur le co-dodo ? C’est un sujet très controversé en France. Il est déconseillé par les pédiatres les premiers mois pour éviter la mort inopinée du nourrisson. D’un autre côté, c’est une pratique qui a traversé les siècles et est encore pratiquée presque partout dans le monde.  Il faut noter un point important. Lorsque le bébé se trouve dans la chambre des parents, la maman est plus tranquille. Elle dort mieux en étant proche de son bébé. Les hormones de l’allaitement permettent également de développer un sommeil plus léger et de rester en alerte. Depuis peu, il est conseillé de faire dormir le bébé dans la chambre des parents durant les 6 premiers mois. Quand au co-dodo, l’OMS a édité des règles de sécurité à respecter si on le pratique. Merci Séverine pour toutes ces précieuses informations !