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Accompagner un bébé qui souffre de reflux (2/2)

Accompagner un bébé qui souffre de reflux (2/2)

Article 2 : Porter un bébé souffrant de reflux

Après avoir évoqué le quotidien avec un enfant souffrant de RGO dans le premier article de cette thématique, l’article qui suit va lui être consacré aux spécificités de portage que le reflux induit.

Entre théorie et pratique…

Dans les conseils fréquents concernant l’accompagnement de bébé ayant un reflux, on retrouve le fait de garder bébé vertical au maximum, et le portage. Sur le papier, le portage c’est idéal car cela apaise les bébés stressés, favorise l’endormissement, propose une posture verticale, libère les bras du parents, et j’en passe…

Ca, c’est la théorie.

En pratique c’est une autre paire de manches ! Les bébés souffrant de reflux ont un besoin VISCERAL d’être porté, mais bien souvent NE LE SUPPORTENT PAS ! Ils veulent qu’on les prenne, qu’on les cocoone et les rassure… Mais ne tolèrent pas le contact. En outre étant extrêmement raides, les installations sont plus complexes (pour ne pas dire parfois carrément acrobatiques).

Vous l’aurez compris avec ces quelques lignes, la pratique dans la vraie vie n’a rien d’évident !

Le cercle vicieux de l’hyperextension

La première difficulté en portage, c’est l’hyperextension, et les difficultés de manipulations qu’elle induit ! Attention, le RGO n’a pas le monopole de l’hyperextension, il y a plein d’autres facteurs pouvant favoriser cette dernière (comme un torticolis par exemple). On en parle ici dans le contexte de l’accompagnement d’un bébé souffrant de reflux car c’est une des difficultés majeures qu’on peut rencontrer, mais les conseils qui suivent s’appliquent quelle que soit la cause initiale.

Les bébés qui souffrent de reflux sont décrits généralement comme des bébés très toniques… C’est ce qui ressort souvent de l’hyperextension, et cela n’a rien à voir avec une éventuelle « avance » sur le plan du développement psychomoteur.

La posture normale (au sens de la norme) d’un tout petit est une posture souple et regroupée, avec le dos plutôt arrondi (cf position physiologique). Lorsque l’hyperextension s’invite, le bébé devient très raide, il adopte des postures droites (voire carrément « cambrées »), dans le jargon du portage on entend parfois parler de « bébé piquet ».

On pourrait penser que ces postures « jetées en arrière » sont antalgiques pour le tout-petit, qu’elles soulagent un peu sa douleur en libérant l’estomac et limitant l’occurrence des remontées, mais en fait non, c’est même tout le contraire ! Ce sont en réalité des positions « réflexes » face à la douleur.

Pour faire simple, on confond cause et conséquence, le bébé ne se cambre pas pour avoir moins mal, il se cambre PARCE QU’il a mal.

Comme on imagine (à tort donc) qu’en restant tout droit notre bout de chou aura moins mal, on va naturellement le laisser s’installer ainsi, voire l’y encourager. Cela induit 2 choses :

1/ une digestion plus compliquée (si vous restiez vous-même en position cambrée après un repas, vous verriez que ce n’est pas des plus aidants pour le digérer correctement), elle-même vectrice si vous avez bien suivi…. de remontées acides 

2/ une habitude posturale doublée d’une contracture trop prononcée des muscles dorsaux, qui vont empêcher votre tout-petit de revenir vers des postures plus regroupées (un peu comme s’il avait un élastique trop tendu tiré dans le dos)

Et voilà le cercle vicieux.

La posture en hyperextension est également problématique sur d’autres plans qu’on ne détaillera pas ici.

Mais me direz-vous, c’est bien gentil, mais que fait-on pour pallier cela et corriger le tir ?

Accompagner l’enroulement au quotidien

La première chose à faire, c’est de traiter la douleur (cf 1er article de la série consacré au reflux).

Ensuite au quotidien, on va veiller à « travailler » en douceur les « bonnes » postures, tout en limitant au maximum tous les gestes susceptibles de réinduire des hyperextensions (et vous allez voir qu’ils sont nombreux !).

Ainsi on évitera tout ce qui stimulera votre bout de chou « vers l’arrière », comme par exemple :

  • Un mobile au-dessus de sa tête (préférez une installation plutôt vers ses pieds)
  • Des jouets derrière sa tête

A bras on veillera aussi à éviter tout ce qui pourrait l’encourager à se cambrer, notamment en utilisant l’avant-bras plutôt que la main pour le porter. En effet, lorsqu’on utilise la main, ou si on place l’avant-bras trop derrière les fesses, cela créée une pression qui ramène son bassin vers l’avant au lieu de l’inviter à s’asseoir.

En somme c’est comme si on lui disait « jette toi en arrière », et à cet âge, eh bien ils écoutent ce qu’on dit !

C’est à voir comme une véritable rééducation, autant de la gestuelle du parent que de la posture globale de l’enfant.

NB : en position physiologique l’estomac n’est pas sensé être comprimé, si bébé n’est pas « tassé » ou « affaissé », son estomac reste libre.

Et le portage dans tout ça ?

Le portage on y vient. On a vu que ce dernier pouvait être plus délicat à mettre en place du fait des postures raides du tout-petit. L’autre aspect complexe, c’est la tolérance du bébé, surtout lorsque la douleur n’est pas encore soulagée.

Comme pour tout ce qui va toucher aux besoins un peu spécifiques, il est difficile de tirer des généralités et il va vous falloir faire plusieurs tests pour trouver l’outil qui conviendra le mieux à votre bout de chou, et vous armer d’un peu de patience !

Les conseils qui suivent sont ceux qui semblent être adéquats pour une majorité de bébés souffrant de reflux, mais ne constituent malheureusement pas une baguette magique marchant à tous les coups !

Choisir et ajuster son système

Le choix du système doit tenir compte à la fois des besoins du tout-petit, mais également de l’aisance du porteur.

Côté bébé on va généralement préférer des systèmes très stables et pas trop contenants.

Côté porteur on préfèrera des systèmes qui peuvent s’installer « facilement » même avec un bébé qui hurle et se raidit (on se comprend…)

Vous l’aurez compris, l’écharpe de portage (a fortiori extensible) n’est clairement pas le choix numéro 1 ! Elle peut être mal supportée par votre bout de chou (trop serrée, enveloppante), et nécessite une excellente maîtrise pour être installée lorsqu’il est en crise.

Les systèmes type mei-tai ou préformés sont souvent mieux tolérés car moins contenants, et ils présentent l’immense avantage d’avoir de la matière entre les jambes. Comprendre : lorsque choupinou est raide comme un piquet, hurle et gesticule, il reste possible de l’installer dans le porte-bébé même pour un néophyte… L’installation sera complètement ratée selon les critères usuels de la physiologie, mais il sera en sécurité !!!! Et cela vous permettra de rapidement marcher et le bercer pour l’apaiser, sans trop solliciter votre corps. Une fois plus serein, il sera toujours temps de reprendre les réglages…    

Le sling est également un système qui dans certains cas fonctionne bien, notamment car il permet une installation très progressive mieux supportée par les enfants.

Si vous utilisez un sling ou une écharpe, une bonne astuce consiste à démarrer les ajustements par la lisière du bas, et non celle du haut comme on le fait usuellement. Vous l’aurez sans doute remarqué mais souvent ce sont les réglages et passages de matière vers la nuque et les épaules qui déclenchent les pleurs : en commençant à serrer vers le bassin, cela permettra à votre petit bout de s’habituer en douceur. N’hésitez pas à faire des pauses après chaque réglage, et à marcher et bercer votre bébé pour bien qu’il se détende avant de procéder au réglage suivant.

Accepter l’imperfection

Dernier point mais pas le moindre : malgré tout ce qui a été vu au travers de ces 2 articles, il est plus que probable que votre tout petit n’adopte pas des positions très « conventionnelles » dans son système de portage.

Oubliez la boule de bébé, avec les genoux bien remonté et le dos bien arrondi… Parfois quand on arrive à obtenir un angle de 90° (ou quasi) entre le fémur et le dos, on est hyper contents et on sait qu’on arrivera difficilement à mieux !

Et à vrai dire, ce n’est pas grave ! Ce qui compte c’est avant tout que les besoins de votre bout de chou soient respectés, et que vous-même puissiez souffler un peu aussi et/ou vaquer à quelques occupations les mains libresLes voies respiratoires sont dégagées ? Il n’est pas à risque de chuter ? Alors tout est parfait.

Il ne vous reste plus qu’à mettre tout ceci en application ! N’hésitez pas également à vous faire accompagner par une monitrice de portage pour vous faire aider et ajuster les portages à votre situation spécifique. Courage et gardez le cap ! Vous êtes les meilleurs parents que possible pour votre bébé, le reflux n’est heureusement pas éternel et entre vos bons soins et sa croissance, les choses finiront par être plus faciles.

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Le reflux gastro-oesophagien, au quotidien Tous les parents ayant été confrontés à cette situation le savent : entre les pleurs, le sentiment d’impuissance, la fatigue engendrée, et sans parler des lessives à gogo, être parent d’un bébé qui souffre de reflux, c’est l’enfer ! Et malheureusement cette situation n’est pas rare puisqu’on estime que cette pathologie concerne 1 bébé sur 5, soit 20% des tout-petits. Signaux évocateurs, coups de pouce pour soulager, astuces portage… On en parle au travers de 2 articles consacrés spécifiquement à cette thématique ! Régurgitations physiologique ou Reflux gastro-œsophagien (RGO) ? En premier lieu quelques petites explications. Le reflux gastro-œsophagien (RGO pour les intimes), c’est ce qu’on appelle plus communément les remontées acides. Mesdames pendant la grossesse, il est probable que vous ayez expérimenté ça, et si oui en général vous vous en souvenez. Parce que ça fait (très) mal. Cela correspond à une remontée d’une partie du contenu de l’estomac dans l’œsophage, lequel n’est absolument pas conçu pour supporter l’acidité du liquide en question. Cela génère donc des sensations très désagréables de brûlure, et peut à plus ou moins long terme occasionner une inflammation de la muqueuse de l’œsophage (œsophagite). Il n’est pas rare de s’interroger sur la différence entre un reflux (pathologique) et des régurgitations (physiologique), d’autant qu’il est assez commun de s’entendre dire qu’un bébé qui régurgite c’est normal, et qu’un bébé qui pleure, c’est normal aussi. Certes ça peut être vrai dans une certaine mesure, mais les parents même d’un premier enfant se rendent bien compte quand l’intensité des pleurs de leur bébé n’est pas normale. Les régurgitations physiologiques sont reliées à une immaturité du petit clapet à la base de l’œsophage. Après une tétée ou un biberon, le trop-plein ressort (souvent au même moment qu’on propose le rot), sans que choupinou ne paraisse le moins du monde gêné d’avoir retapissé tout votre t-shirt. D’ailleurs il vous fait un grand sourire ! Les régurgitations physiologiques ont donc lieu juste après le repas, le lait qui sort n’est pas du tout caillé – prédigéré. Et surtout votre bout de chou n’est pas ni gêné ni douloureux par ces dernières. Dans le cas d’un RGO, les remontées sont moins liées aux repas, elles existent même lorsque l’estomac est « vide », et elles sont extrêmement acides. Dans les signaux qui peuvent y faire penser, on peut retrouver (de façon non exhaustive) : Un bébé qui pleure énormément, est très agité, nerveux… Il supporte souvent difficilement la station allongée et vous devez le garder vertical un maximum de temps Il lui arrive de régurgiter à distance des tétées du lait caillé Il semble « mâchonner » souvent Vous l’entendez régulièrement ravaler quelque chose (et il pleure ou se raidit souvent dans la foulée) Il est extrêmement raide, très tendu, hypertonique et semble ne jamais se détendre Il peut avoir une haleine « acide » Il peut avoir une voix qui devient rauque, éraillée Évidemment tous les bébés ne vont pas montrer les mêmes signaux, certains n’en présenteront que quelques-uns, d’autres la quasi-totalité… A noter que le reflux n’est pas forcément associé à des renvois de lait, on parle alors de reflux « interne ». A partir du moment où vous avez des doutes sur ce sujet, il est vivement conseillé d’en faire part au médecin ou pédiatre en charge du suivi médical de votre bébé, pour qu’il puisse établir (ou non si ce n’est pas ça) un diagnostic, et le cas échéant, proposer des traitements pour soulager votre tout-petit. Soulager la douleur La première difficulté qui se pose en général, c’est la douleur à laquelle votre bout de chou est confronté. Il pleure, beaucoup, de véritables hurlements qui vous laissent totalement impuissants à le soulager. On abordera plus spécifiquement après l’alimentation, qui joue un rôle dans cette histoire, mais modifier ou améliorer cette dernière est bien souvent insuffisant pour vraiment limiter la casse. C’est là que le médecin intervient. Pansements gastriques, anti-acides (inhibiteurs de la pompe à protons), il a plein de cordes à son arc et peut aider votre famille et soulager votre bébé. Même si évidemment personne n’aime donner des médicaments à son tout-petit, une douleur importante pèse grandement dans la balance bénéfices-risques (et soyons honnêtes, quand on a une crise de migraine ou autre douleur… on prend aussi un antalgique. C’est du même ordre pour nos p’tits bouts). Le reflux peut parfois impacter d’autres sphères de la santé de votre bébé en induisant notamment une plus grande fragilité sur le plan ORL, ou en provoquant de la toux. Le premier réflexe à avoir donc, c’est de prendre un RDV pour aborder le sujet avec un professionnel de santé, ce qui n’empêche pas en parallèle de chercher d’autres leviers d’action, notamment au travers de l’alimentation. Alimentation et reflux Si l’alimentation du bébé est toujours sujette à débat et réflexions, c’est encore plus vrai dès lors que le bébé présente quelques particularités ! On entend souvent qu’en cas de reflux, il faut espacer les repas et épaissir le lait, or ce n’est pas forcément une très bonne idée ! En effet, les remontées les plus douloureuses ont lieu non pas lorsqu’il y a du lait dans l’estomac, mais lorsque celui-ci est « vide » ! On rappelle que dans ce cas pathologique, les remontées sont présentes même en dehors des repas, qu’il y ait du lait dans le ventre ou non. La présence de lait aide à tempérer un peu l’acidité et à rendre le reflux moins douloureux. Dans le cas du lait épaissi, il s’avère souvent être un peu moins digeste, ce qui peut favoriser…. les reflux. En outre si bébé ne régurgite plus, le contenu de l’estomac remonte quand même toujours, juste moins haut, et au lieu de ne brûler qu’à la montée, il brûle aussi à la descente… On conseille donc plutôt de fractionner les repas en donnant des petites quantités à la fois mais plus souvent (d’autant que boire du lait soulage la douleur), pour aider à limiter l’acidité et éviter l’effet « grosse quantité d’un coup » qui est souvent moins digeste. Si le bébé est allaité, il n’est pas question ni de le tirer pour l’épaissir, ni de stopper l’allaitement ! Le lait maternel est un véritable « médicament » en cas de reflux, ses propriétés cicatrisantes notamment aident grandement à limiter les occurrences d’œsophagite. Il est également très digeste. Ne pas hésiter à proposer autant de fois que bébé le réclame. Si le bébé n’est pas allaité, quelques petites astuces peuvent aider à favoriser sa digestion : Impérativement chauffer le lait. A « température ambiante », la préparation est très indigeste et demande au bébé énormément d’énergie pour réguler sa température interne après un repas perçu comme froid (18-20 degrés c’est assez froid comparativement à la température corporelle de 37), énergie qui n'est pas allouée à la digestion. Proposer le biberon de façon physiologique : bébé semi-assis sur les genoux de son parent, biberon proposé horizontal. Il y aura de l’air sur le haut de la tétine, c’est normal et pas grave. Cette façon de donner permet au tout-petit d’être actif dans sa prise, de ne pas subir un flux trop important, et de plus facilement faire des pauses et ressentir sa satiété. Ne pas hésiter à proposer « à la demande » comme au sein, avec des petites quantités plus fréquentes (évidemment pas toutes les 30mn non plus). Plus bébé aura faim et s’agacera, plus la prise du biberon sera chaotique et moins il gèrera correctement => reflux. La vérité, c’est qu’il n’existe pas de solution magique unique côté alimentation. Charge à chaque parent de faire des tests et de trouver l’équilibre qui semble le mieux convenir à son bébé. Il y a souvent un petit ajustement dans le fractionnement, où on se rend compte par exemple que le bout de chou est plus confortable si on laisse 1h30 entre 2 tétées et que si on donne vraiment tout le temps comme il réclame ça ne le calme pas vraiment. A vous de voir ce qui est le plus adapté à votre famille (même si on est d’accord, ce n’est pas simple !). A noter que dans certains cas, on peut retrouver derrière le reflux une allergie aux protéines de lait de vache (généralement non IGE-médiée), en présence d’autres signaux d’appel cela peut être à discuter avec le médecin pour évaluer la pertinence de tests et/ou éviction. Si votre bébé semble subitement présenter des difficultés importantes à s’alimenter (sous-entendu : il a trop mal), c’est un motif de consultation urgente. N’hésitez pas à appeler le 15 pour obtenir des conseils. Survivre au quotidien… On est d’accord que dit comme ça, ce n’est pas très encourageant, mais les parents passés par là le savent et le confirmeront : le quotidien avec un « bébé RGO » comme on le lit parfois, c’est le mode survie ! Les pleurs importants sont extrêmement fatigants et difficiles à vivre pour les familles. C’est une pathologie qui devrait induire chez les professionnels de santé qui accompagnent le bébé une grande vigilance sur la santé (psychologique en particulier) des parents. C’est un facteur favorisant notamment les dépressions post-partum ou les syndromes du bébé secoué. Une fois le contexte posé, qu’est-ce qu’on fait ? On fait de son mieux.Et comme on peut surtout. Soulager la douleur est une priorité. Pour le reste, si la maison est en bazar et qu’on mange un peu plus de pâtes que d’habitude, ma foi ce n’est pas si grave. C’est le bon moment pour appeler à l’aide autour de vous : grands-parents, oncles et tantes, amis… Pouvoir laisser votre bébé 1h pour souffler dormir, ou déléguer un peu de ménage et de cuisine. Vous pouvez aussi trouver de l’écoute et des ressources auprès des PMI ou de lieux d’accueil parents-enfants (LAEP). D’une manière générale il faut bien intégrer que si votre enfant pleure, ce n’est aucunement de votre faute. Vous ne faites rien « mal », ce n’est pas lié à une incompétence X ou Y de votre part. Vous faites tout le nécessaire pour aider votre bout de chou (d’ailleurs vous êtes précisément en train de lire cet article !). Il s’agit bel et bien d’une pathologie. On a donc fait le tour ici de ce qu’est le reflux, et de quelques ressources et clés pour le quotidien. Le portage physiologique s’avère également être une aide conséquente dans le quotidien, c’est à lire dans le 2nd article consacré à ce thème.

Bébéles soins essentiels du nouveau né : photo d'un bébé sur la table à langer

Quels sont les soins essentiels du nouveau né ? Tous nos conseils et produits

L’arrivée d’un nouveau-né est un moment unique et émouvant. Pour accueillir bébé dans les meilleures conditions, il est essentiel de connaître les gestes de soins à adopter et de s’équiper avec des produits adaptés. Dans cet article, nous vous guidons pas à pas à travers les soins essentiels du nouveau-né, tout en vous proposant des solutions douces, naturelles et efficaces signées Néobulle.SommairePourquoi les soins du nouveau-né sont-ils si importants ?Quels sont les soins essentiels du nouveau-né ?Favoriser la création du lien et la sécurité affectiveFAQ : Soins essentiels du nouveau-néEn résumé : des soins qui riment avec douceur et simplicité Pourquoi les soins du nouveau-né sont-ils si importants ? Les premiers jours et premières semaines de vie sont marqués par une période d’adaptation pour le bébé. Après 9 mois, il quitte le milieu intra-utérin et découvre le monde extérieur. Jusqu'alors, il était à l'abri, dans son sac utérin. Le placenta faisait office de véritable filtre. À la naissance, le nouveau-né entre en contact avec les micro-organismes omniprésents dans notre environnement. Petit à petit, il va développer son immunité.Au quotidien, ce sont les adultes qui l'entourent qui prennent soin de lui. On parle de "donneurs de soin" (ou "caregiver") selon la théorie du lien d'attachement développée par John Bowlby. Lors de ces soins, les adultes interagissent avec l'enfant, qui est entièrement dépendant d'eux durant ses premières années de vie. Donald Winnicott, figure majeure de la psychanalyse de l'enfant, écrivait ainsi "un bébé seul, ça n'existe pas".Prendre soin d’un nouveau-né nourrit son besoin de lien social et renforce le lien affectif. Ces gestes, souvent banalisés, ont un impact bien au-delà de l’hygiène. À travers eux, les parents deviennent de véritables figures d'attachement. Ils participent à renforcer le sentiment de sécurité de l'enfant. S'il est exposé à une situation stressante, s'il ressent de la détresse, il saura qu'il peut se tourner vers ses figures d'attachement, tel un bateau qui cherche la lumière d'un phare en pleine tempête. Quels sont les soins essentiels du nouveau-né ? Les soins du quotidien : toilette et change Pour la toilette quotidienne (visage, plis de l'aine et du cou, siège), privilégiez des lingettes lavables. Pratiques et économiques, elles sont souvent plus faciles à utiliser que des carrés de coton qui s'effilochent. Une dizaine suffit, à laver avec le linge du reste de la famille ! Privilégiez des lingettes avec une face douce et une face absorbante.Concernant les produits de change, il est essentiel d'utiliser des produits adaptés Le liniment, par exemple, protège la peau sensible de bébé contre l'humidité, le frottement des couches et les agressions du climat. Véritable potion magique qui s'utilise sans rinçage, le liniment de Néobulle apaise et répare dès les premières rougeurs, dès la naissance. Un indispensable à avoir à portée de main !  Le moment du bain : douceur et complicité Le bain, bien qu’il ne soit pas forcément quotidien, fait partie, chez certaines familles, d'un moment fort de la routine hebdomadaire. On peut distinguer :le bain d'hygiène, qui a pour objectif de nettoyer sa peau fragile,du bain détente, durant lequel il n'est pas indispensable d'utiliser du savon. Durant les premières semaines, et jusqu'à environ 2 mois, n'hésitez pas à privilégier la technique du bain enveloppé. Il suffit d'emmailloter bébé avec un lange, avant de l'immerger dans l'eau, dont vous aurez préalablement vérifié la température (entre 37,5°C et 38°C). Le rituel du coucher : instaurer une routine apaisante Le sommeil est une préoccupation majeure des jeunes parents. Et pour cause, le sommeil du bébé est bien différent de celui des adultes. Au cours d'un long processus, qui s'étale sur plusieurs années, ses cycles vont évoluer, il va apprendre à différencier le jour et la nuit et à se rendormir sereinement. Mais au début, les réveils nocturnes sont fréquents et il a encore besoin de la présence de ses parents pour se rendormir en se sentant en sécurité.Mettre en place une routine douce peut faciliter l’endormissement. Cette routine s'apparente en effet à un "donneur de temps" qui aide le bébé à se repérer et à appréhender ce qui va suivre. Un massage avec une huile adaptée, comme l’huile Bio Douce Nuit, dès 3 mois, contribue à détendre bébé avant le coucher. Voici un enchaînement simple à reproduire :Positionner la main en C et lisser la jambe du bébé, de l'aine aux orteilsAvec la pulpe de vos pouces, lisser le dessous de son pied, du talon vers les orteilsAvec les pouces, lisser le dessus du pied, des orteils vers la cheville.La main en C, englober toute la jambe de bébé et lisser la jambe jusqu'à l'aineRépétez chaque mouvement 5 à 6 fois. Le massage est un merveilleux moyen pour tisser du lien avec votre bébé et permettre à toute la famille de sécréter de l'ocytocine !Il est également possible de masser le ventre, les bras, le dos ou encore le visage (seule zone où il n'est pas recommandé d'utiliser de l'huile). Apaisement assuré, pour se préparer au sommeil. 👉 Découvrez comment créer un environnement favorable au sommeil grâce à notre article sur les huiles essentielles à diffuser pour favoriser l’endormissement des tout-petits. Favoriser la création du lien et la sécurité affective Le peau à peau : un soin à part entière Dès les premières heures, le peau à peau joue un rôle fondamental. Il aide votre tout-petit à réguler sa température, stabilise le rythme cardiaque, favorise la sécrétion d'ocytocine et donc la mise en place de l’allaitement. Cette proximité répond également à un besoin fondamental du nouveau-né, qui n'a pas conscience d'exister en tant qu'individu à part entière. C'est un petit mammifère, programmé pour se sentir en sécurité lorsqu'il est contre ses parents. En suite de couches, mais aussi au retour de maternité, n'hésitez pas à inclure des sessions peau à peau dans votre routine quotidienne.L’Écharpe peau à peau est un excellent outil pour le pratiquer confortablement, que ce soit en maternité ou à la maison. Conçue avec des professionnels de néonatologie, son tissu doux et extensible enveloppe le bébé contre le torse du parent, créant un cocon apaisant. Ce moment partagé aide à construire les bases d’une relation solide et sécurisante. Les vertus thérapeutiques du portage physiologique Vous cherchez une solution pour apaiser bébé au quotidien ? La pratique du portage peut, sans aucun doute, répondre à vos besoins. En plus de libérer les bras fatigués des jeunes parents, porter votre bébé permet de : Réduire la fréquence des remontées acides en cas de reflux gastro-œsophagien,Limiter le risque de plagiocéphalie,Favoriser l'évacuation des gaz et donc limiter l'inconfort digestif,Réduire les pleurs de votre bébé,L'aider à réguler sa température et ses fonctions vitales (respiration, rythme cardiaque)Répondre à son besoin de contenance et de proximité FAQ : Soins essentiels du nouveau-né Quels sont les premiers soins du bébé à la maternité ? À la naissance, les premiers soins varient selon le protocole et le lieu (maternité, maison de naissance, domicile…). Mais, dans la majorité des cas, le bébé est séché, couvert d’une couverture et rapidement placé en peau à peau. Les soins comprennent en général le clampage du cordon, la vérification de ses réflexes archaïques, l’évaluation de son score APGAR, la prise des mensurations (poids et taille). Selon le terme auquel votre bébé naît, sa peau peut être plus ou moins recouverte d’une substance blanchâtre. Pas d’inquiétude, il s’agit du vernix caséosa. De plus en plus de familles font le choix de préserver ce vernix en retardant le moment du premier bain, afin que la peau du bébé l’absorbe et bénéficie de ses propriétés nutritives et protectrices. Comment savoir si je m'y prends bien pour réaliser les soins du quotidien de mon bébé ? On ne naît pas parent ; on le devient. En tâtonnant, en essayant, en faisant de son mieux au quotidien. Rares sont les adultes qui ont déjà eu l’occasion de véritablement manipuler un nouveau-né d’à peine quelques heures ! Nous passons tous par la case « première fois ». Souvent, le fait de manipuler un bébé au moment des soins peut le faire râler un petit peu.  Pour lui aussi, c’est tout nouveau. Les professionnels présents au moment de la naissance et des suites de couche vous transmettront chaque geste, et c’est en les pratiquant que vous deviendrez de plus en plus à l’aise et confiant.  Mon bébé pleure au moment du bain, comment l'apaiser ? La naissance s’accompagne de nombreux bouleversements pour le bébé. Il passe d’un environnement aquatique, chauffé à 37°C, à un environnement terrestre, avec de nombreuses variations de température. Sa peau est également sensible au toucher (on évite donc les effleurages et chatouilles les premiers mois). Veillez à ce que l’eau du bain se situe entre 37,5°C et 38°C. Pour répondre au besoin de contenance de votre tout-petit, n’hésitez pas à l’emmailloter avant le bain. Il sentira les limites du lange, qui lui rappelleront celles des parois utérines, et s’apaisera. Enfin, il n’est pas nécessaire de laver votre bébé tous les jours ; vous le nettoyez déjà fréquemment au moment des changements de couche. Quels produits favoriser pour réaliser les soins essentiels du bébé ? Choisissez des produits sans parfum de synthèse, sans alcool ni conservateurs agressifs. Néobulle propose une gamme complète de soins d’origine naturelle, dont les ingrédients sont issus de l’Agriculture Biologique, formulés en France spécifiquement pour respecter la peau sensible des nouveau-nés. En résumé : des soins qui riment avec douceur et simplicité Les soins essentiels du nouveau-né ne relèvent pas que de la technique : ils sont une invitation à ralentir et à s’émerveiller de chaque instant partagé avec bébé. À travers eux, vous renforcez également le lien affectif qui vous unit à votre enfant. Il ne s'agit pas juste de "nettoyer" votre tout-petit (même si parfois, on se retrouve face à une couche qui déborde de tous les côtés!) ; ce sont aussi de précieux moments d'interactions, de communication, de complicité. Si le sujet vous intéresse, Céline Alvarez explique de manière simple comment, dès la naissance, le cerveau de l’enfant est façonné par ses expériences sensorielles, affectives et relationnelles : c'est ce qu'on appelle la plasticité cérébrale. Un concept qui permet de prendre conscience d'à quel point les soins quotidiens participent au développement global de l'enfant.

Les bienfaits du portage en 8 points

1 - Des sensations déjà connues Bébé a passé 9 mois dans le ventre de sa maman en totale symbiose. Bercé par les mouvements et dans une température constante. Une véritable bulle de bien-être !    Le portage permet une transition tout en douceur car il apporte une continuité de la grossesse. Bébé va retrouver des sensations déjà vécues qui pourront lui apporter un sentiment de sécurité et de sérénité : La chaleur Les bercements L’odeur connue de son parent Les voix de ses parents Les vibrations La position physiologique La proximité Se sentir contenu Il est donc normal que bébé ressente le besoin d’être porté et d’être au contact de ses parents ou figures d’attachement.  2 -Construire des liens d' attachement Qu’est-ce que le lien d’attachement ? C’est le lien affectif qui relie bébé avec ses figures d’attachement. C’est la plupart du temps avec ses parents que le bébé crée ses premiers liens d’attachement. L’attachement avec son bébé se construit tout au long de la vie et lui permet de se développer sur différents plans (relationnels, émotionnels…). Bébé va créer le lien d’attachement avec les personnes qui prennent le plus souvent soin de lui et répondent à ses besoins. Cela lui permet de se sentir en sécurité et de prendre confiance en lui. Ce lien se crée naturellement, mais, pour des raisons et situations différentes, il peut aussi prendre du temps à se construire. Par exemple : un accouchement difficile, un bébé né prématurément, son histoire personnelle, des évènements de vie…mais cela arrive même sans complications. Ne pas hésiter à solliciter les professionnels qui nous entourent si les difficultés persistent. Et le portage dans tout ça ? Justement ! Le portage peut contribuer positivement à la construction du lien d’attachement ! N’hésitez pas à porter bébé afin de le découvrir et prendre le temps de créer et renforcer ce lien. Sentir son bébé, sa peau, son odeur, son bien-être et son calme lorsqu’il est porté contre vous sont des moments qui vous aideront à vous connecter à lui et à vous sentir plus confiant dans votre nouveau rôle parental. « Pour bien se détacher, l’enfant doit pouvoir bien s’attacher »,Bernard Golse, pédopsychiatre. 3- Moins de pleurs Pourquoi mon bébé pleure ? Les pleurs sont le premier moyen d’expression du bébé, c’est donc une question de survie. La parole (ou les signes) ne vient que plus tard. Il est donc normal que notre bébé pleure, il exprime ses besoins : de câlins, de manger, de boire, de dormir, d’être changé... mais aussi ses émotions et ressentis (froid, chaud, douleur…). Un bébé nait immature sur le plan biologique et a un grand besoin de proximité et de contact avec ses figures d’attachement (la plupart du temps ses parents). Le portage va aider à apaiser votre enfant et lui permettra de se sentir en sécurité. Bébé va rapidement se calmer en portage grâce à aux sensations déjà connues qui vont lui apporter un sentiment de sécurité. Il y aura donc moins de pleurs et vous saurez plus facilement quand il a besoin d’autre chose. Certains bébés pleurent beaucoup et d’autres moins !  Peut-être qu’il vous faudra du temps au début pour apprendre à décoder ses pleurs... Il faut également se faire confiance, vous connaissez votre bébé mieux que tout le monde. Vous arriverez donc dans la majorité des cas à le comprendre ! Si les pleurs persistent et vous paraissant anormaux, n’hésitez pas à consulter un professionnel de santé.  Ne restez pas isolé face aux pleurs intenses de bébé, passez le relais si vous le pouvez, et si vous êtes seul(e) et que cela devient trop compliqué, posez votre bébé en sécurité et allez respirer et reprendre vos esprits dans une autre pièce. Il est normal de se sentir parfois épuisé et démuni face aux pleurs de bébé. Les pleurs peuvent parfois aussi être l’expression d’un inconfort digestif (souvent observé les premiers mois de bébé), le portage l’aidera ainsi grâce au massage (ventre contre ventre), au mouvement, à la chaleur et au réconfort. Le soir est également plus propice aux pleurs de décharge émotionnelle. Le portage vous aidera donc à diminuer les pleurs. 4- Favorise le sommeil Le sommeil est une question particulièrement appréhendée par les parents. « Ton bébé fait ses nuits ? » Oui, votre bébé fait SES nuits. Le sommeil d’un enfant n’est pas comme celui d’un adulte. Par exemple son horloge biologique est programmée à sa naissance sur 25h et ce n’est que plus tard qu’elle sera mature et donc sur 24 heures. De même que ses cycles de sommeil ne sont pas les mêmes que nous. Avant que votre enfant puisse acquérir le même cycle de sommeil que vous, il passera par plusieurs étapes durant ses premières années de vie. Ces étapes seront fluctuantes et peuvent passer par des phases de régression. Vous l’aurez compris le sommeil d’un enfant ne ressemble donc pas au notre et de ce fait il est normal de ne pas toujours comprendre ses besoins de sommeil. Portage et sommeil ? En portage, votre enfant va donc pouvoir s’endormir et rester éveillé comme il le veut. Le portage permet à bébé de trouver son rythme de sommeil et aux parents de moins s’en soucier. Le sentiment de sécurité en portage lui permet d’avoir un sommeil serein. Les siestes en portage la journée ne sont pas un frein au sommeil de nuit. L’endormissement va également être grandement facilité et vous serez donc moins épuisé à endormir votre enfant et votre bébé sera apaisé et sécurisé.  5- Portage & Allaitement Si vous avez fait le choix d’un allaitement maternel, le portage sera votre allié. Effectivement, au-delà d’un mode d’alimentation, c’est un mode de vie que vous avez choisi, et le portage ira dans ce sens. Tout d’abord la proximité maman/bébé va favoriser la sécrétion de l’ocytocine : hormone de l’allaitement et de l’attachement. La maman repèrera plus facilement les signaux de faim car elle y sera plus sensible grâce à la proximité. L’allaitement à la demande sera ainsi facilité. Le bébé porté va retrouver les mêmes sensations que lorsqu'il est au sein (chaleur, contact, battement du cœur...). Et pourra ainsi espacer ses tétées petit à petit. Dans certains cas, le bébé pourra même être allaité dans l’outil de portage ce qui peut être pratique dans certaines situations du quotidien ou lorsque bébé a fortes demandes (pics de croissance par exemple). L’allaitement pourra se faire en public discrètement pour celles qui le souhaitent grâce à la solution de portage. 6 - Favorise son développement psychomoteur Le contact rapproché avec son parent va permettre au bébé de développer son cerveau qui est en pleine construction. Le saviez-vous ? En un an, le taille du cerveau du bébé humain va presque doubler ! Même si le bébé humain né dépendant de son parent, il dispose de plusieurs compétences : sensorielles, affectives, motrices…. Le portage permet de stimuler ses compétences sensorielles déjà développés dans le ventre de la maman (odorat, vue, ouïe…) ; Ces expériences sensorielles au contact de son environnement vont contribuer favorablement à son développement, tout en étant en sécurité contre son porteur ! Le bébé participe activement à son portage (en position physiologique) pour s’agripper à son porteur lors des déplacements, des changements de direction, de mouvements…ce qui lui permet d’acquérir un meilleur sens de l’équilibre et d’exercer son tonus dans une logique de développement. Par exemple, tout petit, il va apprendre à tenir sa tête, puis ses épaules et son dos. Plus grand, il sera aux premières loges en portage pour participer aux activités du porteur (repas, loisirs…). C’est l’occasion de lui faire profiter d’un autre champ visuel et de découvrir des odeurs, couleurs, mémoriser les gestes…. Le saviez-vous ? la vue est le dernier sens à se développer intra-utéro ! A la naissance, le bébé voit en moyenne entre 20 et 30 cm, la parfaite distance pour se plonger dans les yeux de son porteur lorsque bébé est porté ! 7- Avantage pour le porteur Penchons-nous maintenant sur le porteur ! Quels avantages avez-vous au portage ? Avoir les mains libres : pouvoir vaquer à ses activités quotidiennes en ayant bébé bien lové contre soi ! Pratique dans le quotidien et encore plus quand on a plusieurs enfants à s’occuper ! Prendre plus facilement du temps pour soi : balades, sorties, repas …. sans attendre que bébé ait fini sa sieste ! Renforce le lien d’attachement avec votre bébé et valorise vos compétences parentales C’est l’outil passe-partout ! En ville… sur un sentier…dans les transports en commun…dans les escaliers ! Qui plus est, les outils de portage prennent très peu de place dans un sac ou le coffre d’une voiture !  Répondre plus rapidement aux besoins de bébé grâce au contact rapproché ! Cela aide le parent à observer son bébé et apprendre à mieux le connaitre.  Préserve votre périnée pour les porteurs en le portant à bonne hauteur (haut et serré contre soi) Réduit les pleurs de bébé et favorise donc la diminution du stress/anxiété chez les parents ! Favorise l’allaitement.  Préserve votre dos et développe vos muscles en répartissant harmonieusement le poids de bébé !  Pour le coparent : ressentir certaines sensations uniques de la grossesse. C’est également un très bon outil de transition lors des adaptations : à la crèche, chez une assistante maternelle ou encore chez les grands parents car il permet d’avoir au bébé des repères et du réconfort. 8- Un outil de prévention Le portage est un excellent outil de prévention contre la plagiocéphalie (déformation du crâne, appelé communément “tête plate”). Effectivement, avec le portage on évite les appuis du crâne sur des temps prolongés. Attention de ne pas empêcher les mouvements de la tête de bébé avec le moyen de portage ! Libre de ses mouvements de tête, bébé renforce ses muscles du cou et du dos et apprend très vite à tourner la tête et la soutenir. Le portage est également un excellent outil de prévention contre le reflux gastro œsophagien physiologique, du fait de la position verticale. Il aidera également les bébés souffrant d’un reflux gastro œsophagien pathologique qui sera davantage soulagé en position verticale. Au niveau digestif, la portage permet de diminuer l’inconfort (parfois appelé « coliques »), grâce à la chaleur, au massage ventre contre ventre et au sentiment de sécurité qu’il apporte.   Sur le plan moteur, la position physiologique dans la solution de portage est un très bon moyen de favoriser la maturation des hanches de bébé. « Ce qui enchante un enfant, c’est le bonheur dans lequel il baigne, si vous souhaitez son bien-être, travaillez à vous rendre heureux », Boris CYRULNIK, neuropsychiatre. Règles de sécurité Visage découvert, voies respiratoires dégagées (le tissu arrive jusqu’à la nuque) Position physiologique : dos arrondi, genoux remontés plus hauts que les fesses, tête dans l’axe de la colonne et mains près du visage, respect de l’écart de hanches. Serrage du tissu ajusté Position verticale exclusive Ventre du bébé contre le porteur Observer et surveiller son bébé (coloration de la peau, respiration, signes de bien être…) Tenue adaptée pour bébé (garder à l’esprit qu’une épaisseur de tissu équivaut à une épaisseur de vêtement) et le porteur. Veillez à bien hydrater son bébé Le portage ne remplace pas un siège de transport homologué (voiture, vélo…) Adapter ses activités (pas de sports extrêmes) et ne pas porter si votre état de vigilance est modifié (médicaments, substantes psychoactives, état de somnolence…)