Le Journal Néobulle

Conseils de portage, routines de soins, vie de parent… Retrouvez ici tous nos articles pour vous accompagner au naturel, dès la naissance.

Bébéune maman porte son bébé, il est couvert avec une couverture de portage
Bébé

Porter l’hiver 

Trop chaud ? Trop froid ? C’est l’éternelle question de TOUS les parents, qui se pose en réalité jusqu’à ce que l’enfant soit en âge d’exprimer clairement comment il se sent (et où, généralement, on ne le croit pas d’ailleurs, mais ça c’est un autre sujet…).  La solution la plus évidente est de favoriser le contact et la proximité avec votre tout-petit, et donc de le porter.   Mais comment le couvrir et être sûr qu’il n’aura pas froid alors que les températures descendent ? On vous propose un petit tour d’horizon des bonnes pratiques.   Habiller bébé dans le porte-bébé  On conseille toujours d’habiller son bébé normalement, comme en intérieur, en se rappelant que le porte-bébé compte comme pour un vêtement : si votre tout-petit a une petite brassière au sol sur son tapis par exemple, dans le porte-bébé il convient de lui enlever, car la matière du système autour de lui la remplace. A partir du moment où on souhaite sortir, on se couvre plus forcément, mais autour de bébé et soi et non chacun individuellement.   Le réflexe premier est souvent de vouloir mettre une combinaison (combi-pilote) ou un manteau à son enfant. Cela pose plusieurs problèmes :  C’est très inconfortable pour votre bébé, surtout si on cherche à préserver une position physiologique : imaginez vous assis, accroupi en combinaison de ski et vous aurez un petit aperçu !   C’est assez raide : cela empêche généralement votre bébé de pouvoir porter ses mains à sa bouche, or il en a besoin pour s’apaiser et se sécuriser. C’est d’ailleurs valable aussi dans une poussette !  Cela crée des épaisseurs importantes au niveau des articulations, qui peuvent notamment gêner la bonne circulation sanguine dans les jambes  Cela peut gêner le bon dégagement des voies respiratoires en créant de l’épaisseur au niveau de la gorge  Cela empêche le bon réglage des systèmes de portage et peut poser des problèmes de sécurité (risque accru de chute, en sling notamment)  Et surtout : bébé étant plus loin de vous, il se refroidit aussi beaucoup plus car ne bénéficie plus de votre chaleur corporelle ! Ce qui est donc totalement contre-productif.   Porter au-dessus de votre manteau est déconseillé aussi :  Impossible de faire une installation correcte de cette façon  Risque de blessure à cause des boutons et fermetures éclairs   Et comme pour la combinaison : plus bébé est loin de vous plus il se refroidit facilement.  L’idée est donc d’avoir votre petit cœur avec ses vêtements d’intérieur normaux, éventuellement une petite brassière fine supplémentaire si vraiment il fait -10°C, et ensuite :  on couvre ce qui dépasse du porte-bébé : bonnet, chaussons/jambières (les mains sont contre vous et se ne se refroidissent pas)  on met son manteau habituel et on positionne une couverture de portage pour faire la jonction sur le bébé (les manteaux larges ont tendance à revenir sur les voies respiratoires)  L’avantage de procéder ainsi est qu’en cas de passage dans des lieux plus chauds (magasin par ex), cela permet de découvrir un peu son bébé facilement et d’éviter qu’il ne « cuise » dans sa combinaison et ne pleure pendant que vous finissez vos courses.  A noter que les vêtements épais sont également déconseillés en voiture :   le harnais du siège-auto ou de la coque doit être très ajusté sur le bébé, avec une combinaison il se retrouve réglé sur l’épaisseur, or en cas de choc elle s’aplatit et l’enfant peut passer à travers le harnais, il n’est donc plus protégé  le chauffage de la voiture réchauffe vite l’habitacle et votre bébé aura beaucoup trop chaud.  NB : La couverture de portage Néobulle est conçue pour être utilisée aussi en voiture, ce qui en fait un outil de choix pour la logistique du quotidien !   Dégager les voies respiratoires  La crainte du froid ne doit pas vous faire oublier lesrègles de sécurité élémentaires, le dégagement des voies respiratoires en tête de liste.  Il n’est pas rare l’hiver de voir les parents remonter au maximum la couverture ou leur manteau jusqu’en haut de la tête de leur tout-petit, pour être bien sûrs que l’air froid ne viendra pas le gêner.  De fait, l’air froid ne le gênera pas, mais l’air tout court ne circulera pas ! Or il ne vous aura pas échappé qu’il en a un peu besoin pour respirer.   Comme pour le porte-bébé, la couverture ou le manteau doivent remonter au plus haut derrière la nuque de votre enfant, laissant le visage visible et dégagé. Un bonnet ou une cagoule sont largement suffisants pour protéger sa tête.  « Mets ta p’tite laine tu vas attraper la mort ! »  D’une manière assez générale, derrière la peur du froid se cache en réalité celle que l’enfant ne tombe malade, largement véhiculée par les croyances populaires et les injonctions corrélées à « bien couvrir bébé parce qu’ils se refroidissent vite tu sais ».  D’une part, trop couvrir n’est pas meilleur que pas assez. Et surtout on ne tombe pas malade à cause du froid mais bien à cause d’éléments pathogènes dans l’environnement (virus, etc…).   Si le froid peut sensibiliser un peu les muqueuses et l’humidité favoriser la prolifération des germes, il n’est pas responsable directement du fait de tomber malade. Vous pourriez courir nus dans la neige par exemple, si votre route ne croisait pas celle d’un virus vous resteriez en bonne santé (en plus le froid ça conserve) !   Éviter les passages de bras en bras et les bisous, aérer le logement, bien laver les mains et porter un masque si on est malade seront des mesures bien plus efficaces pour préserver votre bout de chou des maux de l’hiver (bronchiolite par exemple) !  Chanter sous la pluie  Porter c’est aussi faciliter les sorties par temps de pluie. Nous dédicaçons ce paragraphe à ceux qui ont déjà dû trouver en urgence dans quel sens installer l’habillage pluie de la poussette sous une pluie battante, à ceux qui ont dû éponger leur entrée pleine de l’eau dégoulinant dudit habillage pluie et de la boue des roues, et à ceux qui se sont retrouvés à pousser la poussette sous le déluge sans avoir de main disponible pour un parapluie. On sait que vous savez ! (Les autres, on vous laisse imaginer)  Contre vous et avec un simple parapluie, vous pouvez continuer vos trajets tranquillement et au sec !   Portage et activités hivernales  La Montagne, ça vous gagne ? Oui mais avec un bon porte-bébé !   De nombreuses activités hivernales sont accessibles lorsqu’on porte son bébé. Évidemment on vous déconseille l’ascension du Mont-Blanc, mais une petite balade ou une randonnée en raquettes sont tout à fait possibles !  Les précautions d’usages sont assez basiques :  Privilégier le portage dorsal en raison des risques de chute accrus en ventral  Eviter une promenade trop longue, surtout s’il fait très froid (pensez bien que votre bébé lui ne fait pas d’effort physique et qu’il se refroidit plus vite que vous)  Faire des petites pauses très régulières pour mobiliser un peu votre bébé et vous assurer que ses extrémités ne se refroidissent pas trop. Les pieds notamment sont très sujets aux risques d’engelure. Ce risque est très amoindri par l’utilisation d’un porte-bébé physiologique et par la proximité importante avec le porteur (loin de vous dans un porte-bébé à armatures l’enfant se refroidit beaucoup plus vite !)  En cas de températures « extrêmes », vous pouvez opter pour des petits vêtements en laine plutôt qu’en coton : souples et fin, ils gardent bébé au chaud sans faire transpirer/macérer ni entraver ses mouvements et son confort.  Vous appréciez également le portage si vous avez des aînés à récupérer sur le front de neige (étonnamment les roues de la poussettes roulent nettement moins bien sur la neige).  En bref, vous l’aurez compris, proche de vous il est bien plus simple d’évaluer si votre enfant a chaud ou froid, et il régule bien plus facilement sa température.  Accessoirement il vous tient chaud à vous aussi ce qui ne gâche rien au plaisir ! 

lecture_9minQuel porte-bébé préformé utiliser dès la naissance ?

Quel porte-bébé préformé utiliser dès la naissance ?

Votre petite merveille va bientôt arriver et vous souhaitez la porter. Vous avez lu partout que l’écharpe était idéale, mais cela vous fait peur ou ne vous attire pas du tout. Pas de panique : le marché du portage est très varié et il existe désormais des porte-bébés préformés tout à fait adaptés aux spécificités du nouveau-né !A quoi doit-on faire attention pour bien choisir ? On vous explique tout !Le nouveau-né hypotoniqueA la naissance, le tout-petit est complètement hypotonique : pour simplifier il est tout mou, un peu comme une poupée de chiffon, et n’est pas capable de mouvements volontaires et maîtrisés ni de simplement stabiliser son corps. Cela est lié notamment à l’immaturité d’une part de son système nerveux (les gaines de myéline notamment, qui aident à véhiculer les influx nerveux, ne sont pas bien formées), et d’autre part de celle des muscles qui n’ont pas encore été entraînés.Le tonus du nouveau-né va suivre la maturation de la gaine de myéline : d’abord le long de la colonne vertébrale, ce qui va permettre le développement du tonus axial (autour de 3-4 semaines, vous observerez que bébé commence à se stabiliser sur son axe vertical), puis le long des bras et des jambes (comptez 5-6 mois pour que bébé réussisse à attraper volontairement quelque chose).Porter un nouveau-né implique de prendre en compte l’absence de tonus pour proposer une installation qui vient la compenser. Dans une écharpe de portage on utilise notamment les réglages précis du tissu, dans un porte-bébé qui ne permet pas un ajustement aussi fin, on peut jouer sur 2 facteurs :La taille du tablier L’emboîtement des corpsUn porte-bébé à la bonne tailleUn porte-bébé trop grand risque de flotter et bailler dans le dos d’un tout-petit, n’offrant pas la stabilité nécessaire pour pallier à l’absence de réglages précis : le nouveau-né risque de s’affaisser à l’intérieur, ce qui n’est pas optimum pour dégager ses voies respiratoires.Pour réduire la taille du tablier, les marques proposent plusieurs options.Option 1 : l’utilisation d’un réducteur / coussin :Avec un réducteur ou un coussin, le tablier en lui-même ne se règle pas, mais le bébé est assis plus haut sur le dispositif ce qui diminue artificiellement la hauteur. Dans cette configuration, les pieds de l’enfant ne peuvent pas sortir car l’assise est trop large, ils restent donc à l’intérieur. Cela pose comme soucis que l’appui sous la plante des pieds stimule un réflexe de poussée : bébé va automatiquement venir pousser sur ses jambes, rapidement il sera susceptible de se mettre debout à l’intérieur du système. D’une manière générale vers 3 ou 4 mois il sera trop grand pour le réducteur mais trop petit pour le système principal, et vous serez coincés.L’utilisation d’un réducteur doit toujours vous interpeler : on vous vend un porte-bébé conçu pour un enfant de 6-8 mois minimum en essayant de bidouiller pour que ça passe pour un plus petit. Corollaire plus parlant : c’est comme si on vous vendait une paire de chaussures 4 pointures trop grandes sous couvert que le pied va grandir, en vous disant de mettre des semelles en attendant que ce soit la bonne pointure.Option 2 : proposer des réglages sur le tablier :Les réglages permettent de diminuer la hauteur et la largeur du dossier et de l’ajuster à la taille réelle du bébé. Cette solution est plus pertinente car elle permet une meilleure évolutivité générale du système.La limite est qu’on ne peut pas faire évoluer un tablier de la naissance à 4 ans car la quantité de matière nécessaire au portage d’un plus grand ne peut pas être suffisamment repliée pour que la taille soit assez petite pour stabiliser un nouveau-né. Il y a donc des tailles de porte-bébé, en général on retrouve des fourchettes du style : naissance/2 ans, 3-4 mois/3 ans, 1 an/5 ans.Un système de portage vendu pour porter de la naissance à 4 ans doit donc toujours vous interpeler également ! Aucun matériel en puériculture n’est aussi évolutif car les besoins d’un nouveau-né et d’un enfant de 4 ans sont trop différents, il vous faut changer de poussette, de lit, de siège auto, etc… Le portage ne fait pas exception à cette règle.L’emboîtement des corpsLa notion d’emboîtement des corps est une notion clé qui se traduit par la recherche d’une hauteur de portage permettant au nouveau-né de se caler naturellement sur le corps de son porteur. Cela lui permet d’être stable et c’est en grande partie ce qui permet en portage physiologique de ne pas avoir besoin de tenir sa tête car elle se cale sur le buste. Le respect de l’emboîtement des corps est essentiel tant que l’enfant n’est pas capable par lui-même de soutenir son dos ! On donne comme repère que la station assise est bien acquise (vers 8-10 mois si on veut être rigoureux, quand il sait s’asseoir tout seul).En général, pour trouver le bon endroit, il faut viser au-dessus des seins des femmes et des pectoraux des hommes : si le portage est trop bas, le bébé se retrouve avec la tête en plein dedans et n’a d’autre choix que de partir en arrière ou sur le côté pour les éviter (c’est comme si on vous mettait 2 énormes coussins un peu rigides en pleine tête, vous chercherez à les contourner et n’irez pas vous caler dedans). L’autre conséquence est que le bébé perdant l’ancrage nécessaire à sa stabilité, il s’affaisse.Si sur les femmes l’emboîtement des corps est assez intuitif, chez les hommes il nécessite au début un peu plus de réflexion car il n’est pas naturel de remonter autant l’enfant sur son corps : il faut réellement viser le plus haut que possible, comme si on voulait avoir sa tête nichée dans le cou (pour plus de confort, on peut décentrer légèrement l’installation).Reprenons nos porte-bébés préformés, problème : l’immense majorité de ces derniers est conçu de sorte à répartir la charge sur la ceinture. Cela induit un portage bas sur le bassin qui n’est pas du tout en adéquation avec ce que nous venons de voir concernant l’emboîtement des corps.Il faut donc rechercher un porte-bébé dont la conception permet un portage haut sur le buste : ces derniers sont reconnaissables par la fixation de la bretelle sur la ceinture et non le tablier. Cela permet en donnant le réglage de remonter l’enfant au lieu de le plaquer.Attention : ce type de portage répartit la charge intégralement sur les bretelles (comprendre : les épaules du porteur), pour que le confort soit au rendez-vous il convient de prendre le temps de bien serrer à fond pour avoir un bébé le plus haut que possible et qui fait corps avec vous. Cela évite l’effet de suspension très désagréable.Le corps de la jeune mamanNous avons fait le tour des besoins du tout-petit, il convient également de s’intéresser aux besoins de la jeune mère.En post-partum immédiat il est vivement déconseillé d’exercer des pressions sur l’abdomen afin de laisser le temps au périnée de se renforcer et aux organes de retrouver leur place. Avec un porte-bébé dont le poids est réparti sur la ceinture, on peut être tenté de l’installer à la taille pour remonter l’enfant et chercher l’emboîtement des corps, mais ce faisant on comprime le ventre en exerçant une pression vers le bas, et produisant un effet « tube de dentifrice » entre les organes et le périnée, ce qui vous l’aurez compris est une très mauvaise idée ! Même sans aller jusqu’à cet extrême, le simple fait de sentir un appui sur le ventre est généralement assez inconfortable, ce d’autant plus que la ceinture est souvent rigide.L’utilisation d’un porte-bébé répartissant la charge sur les bretelles est donc indispensable pour la bonne récupération de la maman. La ceinture dans ce cadre ne sert qu’à stabiliser le début de la mise en place, en cours de portage elle ne sert plus à rien et pourrait même être décrochée si on le souhaitait. Il est également souhaitable que cette ceinture soit souple et non rigide : même sans être serrée sur l’abdomen elle pourrait gêner la jeune maman.Installé bien haut sur son buste, le poids du bébé se fera en outre moins ressentir ce qui est sécurisant lorsqu’on n’a pas encore bien repris possession de son corps.La gamme néoChez Néobulle la gamme néo a été pensée pour essayer de s’adapter au mieux aux différentes contraintes listées plus haut.Le néo et le my néo ont été conçus spécifiquement pour le portage d’un nouveau-né, avec une taille de tablier réduite et un portage exclusivement sur les bretelles pour éviter d’avoir à se prendre la tête sur le choix du type de portage alors que bébé vient juste d’arriver et qu’on est fatigués.Le My néo en tricot est parfait pour la première année, le néo en tissu d’écharpe pourra permettre d’aller jusqu’aux 2 ans de votre bout de chou.Le néo plus s’adresse à des bébés un peu plus grands, à partir de 3 mois environ et jusqu’à 3 ans. S’agissant d’un âge de transition avec un enfant qui nécessite encore un portage haut sur le buste mais qui en grandissant va peser plus lourd et dont le portage sera plus confortable avec une répartition du poids sur le bassin, ce porte-bébé vous propose les 2 modes de portage avec 2 fixations possible de la bretelle : sur la ceinture ou sur le tablier.Vous voici un peu mieux armés pour choisir votre porte-bébé idéal en déjouant les sirènes du marketing !Ne reste plus qu’à profiter de votre petit cœur.https://www.youtube.com/watch?v=lZfwO6HLkYY

lecture_6minFocus sur le Mei-tai

Focus sur le Mei-tai

L’article du jour est consacré au mei-tai, appelé également porte-bébé d’inspiration asiatique, ou plus basiquement « le truc comme l’écharpe mais plus facile ». Qu’est-ce qu’un mei-tai ? Quels sont les avantages et inconvénients de ce type de système ? On vous explique tout !Le Mei-tai, c’est quoi donc ?Le porte-bébé d’inspiration asiatique se présente sous la forme d’un rectangle de tissu (qu’on appelle le tablier), des angles duquel ont insérées 4 lanières qui constituent la ceinture et les bretelles.Plein de systèmes de portage sont traditionnellement utilisés en Asie, les versions que l’on retrouve par chez nous ont été très occidentalisées et n’ont souvent plus grand-chose à voir avec leurs modèles originaux (d’où le fait qu’on évite de plus en plus le terme « porte-bébé asiatique » pour préférer « d’inspiration asiatique »)Les caractéristiques principales du Mei-taiIl existe sur le marché énormément de mei-tai différents. Si les premières versions étaient très basiques (aucun réglage), les plus récentes permettent toutes d’ajuster la taille du tablier, en réduisant notamment la largeur de l’entre-jambes et la hauteur, ce qui permet d’optimiser considérablement le confort et l’adéquation à la taille du bébé à porter (du moins pour les marques de référence).Dans les variantes possibles on retrouve :Des bretelles déployables ou rembourrées au niveau de l’épaule du porteurDes ceintures à nouer ou à clipser (on appelle les mei-tais de cette catégorie des « hybrides », car ils sont à mi-chemin avec les préformés)La plupart des porte-bébés d’inspiration asiatique sur le marché s’utilisent à partir de 3 ou 4 mois : cela tient au fait que même réduit au maximum, le tablier s’avère souvent un peu trop large et trop haut pour permettre un portage de nouveau-né confortable et sécuritaire (risque d’affaissement dans le système). Ils peuvent convenir pour porter jusqu’à 3 ans environ, ensuite ils seront généralement un peu trop étroits pour permettre une utilisation physiologique (soutien jusqu’au creux du genou plus possible).Il est vivement conseillé de choisir un mei-tai dont les bretelles sont assez longues et larges pour être croisées à l’extérieur des jambes du bébé puis rattachées dans le dos du porteur : cela permet d’apporter un meilleur soutien, que le bébé soit positionné bien haut sur le buste, et surtout que la charge soit supportée par les bretelles et non la ceinture. Lorsqu’on passe les bretelles entre le porteur et l’enfant, ce qui est proposé sur certaines notices, la charge se reporte sur la ceinture, ce qui exerce une compression assez forte sur l’abdomen du porteur (très déconseillé pour l’intégrité du périnée de la jeune maman puisque cela accentue les risques de descente d’organes !), et le bébé va immanquablement descendre plus bas sur le buste ce qui rend le portage moins stable et moins confortable. Des bretelles trop étroites, même longues, ne peuvent pas être croisées à l’extérieur de la jambe du bébé au risque de gêner la bonne circulation du sang.La question du rembourrage ou non de la bretelle est beaucoup plus subjective et dépend totalement des préférences du porteur. Néanmoins en ventral on préfère souvent des pans qui se déploient sur l’épaule et dans le dos, tandis qu’en dorsal le rembourrage est souvent plus agréable car la bretelle peut moins se déployer et « cisailler » un peu le trapèze.Les avantages du Mei-taiLe mei-tai est le compromis parfait entre une écharpe de portage et un porte-bébé préformé. C’est un système qui a su combiner une partie des avantages des deux systèmes pour donner un résultat simple, léger et agréable à porter.Ce porte-bébé présente très peu de difficultés à l’installation : pas de pli par pli ni réglages sur le bébé (autres que ceux du tablier mais qui se font en amont), très peu de risque de mauvaise manipulation ou d’erreur.Il est plus enveloppant que le porte-bébé préformé et permet un meilleur corps à corps, ce qui le rend du coup plus confortable. Il reste moins contenant qu’une écharpe et convient à merveille aux parents qui n’aiment pas se sentir trop serrés.Côté bébé c’est une solution intéressante pour pallier à quelques difficultés d’installation, notamment :Les bébés souffrants d’un reflux gastro-œsophagien, qui ont souvent du mal avec les portages trop enveloppants et qui peuvent être très raides lorsqu’ils ont mal. Comme il passe entre les jambes de l’enfant, le mei-tai permet d’obtenir sans trop d’efforts une installation safe avec un bébé raide comme un piquet et qui hurle, pas très académique certes mais à ce stade on s’en fiche un peu le principal c’est de survivre !Les bébés un peu plus « vieux » qui n’ont pas été habitués à l’écharpe : passés 3 ou 4 mois il est parfois plus délicat d’installer un tout-petit en écharpe, il n’a pas été habitué aux sensations et n’est souvent pas suffisamment patient pour laisser son parent apprendre la gestuelle. Le mei-tai étant plus immédiat et moins contenant il est généralement mieux toléré.Les bébés qui présentent des problématiques d’hyperextension et/ou de torticolis, qui tendent à adopter naturellement des postures très raides et parfois en torsion : là encore le mei-tai est souvent plus simple d’accès pour les parents et mieux accepté par l’enfant.A noter qu’autant sa composition en coton sergé brisé respirant que le fait qu’il soit ouvert sur les côtés en font un système de portage parmi les plus agréables à utiliser par forte chaleur.Les points faibles du Mei-taiLe principal point faible du mei-tai reste sa moins grande polyvalence et évolutivité qu’une écharpe de portage. Cela est principalement lié à son tablier, qui même ajustable, ne peut évidemment pas couvrir de façon optimum un écart d’âge de l’enfant trop important : soit il sera idéal pour un nouveau-né mais un peu court à partir de 2 ans, soit il s’utilisera jusqu’à 3 ou 4 ans mais ne pourra être proposé qu’à partir de 3 ou 4 mois.Autre petit bémol, sa plus grande facilité d’installation s’accompagne d’ajustements moins précis que ceux de l’écharpe. Si l’utilisation de l’écharpe est très bien maîtrisée, on peut ressentir un confort un peu moindre en comparaison. Le corollaire est qu’il vaut mieux en revanche un mei-tai bien maîtrisé qu’une écharpe mal ajustée.Enfin comme l’écharpe, on retrouve à la mise en place des pans qui traînent au sol, ce qui rend l’installation en extérieur sous la pluie plus délicate qu’avec un préformé !Rien de très handicapant !Le porte-bébé d’inspiration asiatique, moins connu que ses homologues l’écharpe ou le préformé, mérite ainsi largement sa place au sein de la famille du portage physiologique et gagnerait à plus de notoriété !C’est un excellent choix pour les parents à qui l’utilisation de l’écharpe fait peur mais qui recherchent néanmoins plus de proximité que dans un préformé.

lecture_8minPorter un enfant qui grandit

Porter un enfant qui grandit

Qu’il semble à la fois lointain et proche ce temps où votre petit cœur mesurait 50cm et s’endormait lové contre vous dans l’écharpe en quelques secondes… Maintenant babychou a grandi et les installations ressemblent plus à un combat de catch qu’à un doux moment d’apaisement. Ne va-t-il pas finir par être trop lourd ? Le portage est-il toujours possible (et souhaitable) avec un enfant plus grand ? Les besoins du bambin Lorsqu’on évoque le portage d’un enfant qui grandit, on entend souvent l’argument que de toute façon, à partir d’1 ou 2 ans il marchera, sous-entendu que ce ne sera plus nécessaire de le porter. Sur le papier c’est vrai, dans la réalité, un petit n’aura pas la même endurance qu’un adulte et sauf très très bon marcheur, il finira inéluctablement son trajet dans les bras ou sur les épaules de son accompagnant. Vous l’aurez compris, même plein de bonne volonté, votre chouchou peut rapidement être fatigué et avoir besoin d’une pause. Il peut aussi avoir eu peur de quelque chose (un chien qui aboie, une voiture qui klaxonne…) et de fait avoir besoin d’un gros câlin pour se rassurer. Le trajet visé peut être plus long que prévu, ou à l’issue d’une journée de crèche un peu éprouvante. Que vous le vouliez ou non, votre bambin finira sur vous s’il n’est plus en état de marcher ! Prévoir un porte-bébé permet de répondre à son besoin de repos et/ou contact, sans ruiner au passage votre dos et vos cervicales. Regardez jusqu’à quels âges on tend à utiliser une poussette pour les trajets compliqués, extrapolez pour le porte-bébé ! Les limites physiques du porteur La question du poids de l’enfant est également un sujet qui revient régulièrement à l’évocation de la continuité d’un portage sur plusieurs années. 3 notions importantes sont à souligner : La première est qu’on ne se réveille pas brusquement un matin en se disant « tiens, si je portais mon enfant de 3 ans et 15kg jamais porté avant ». Du moins on vous le déconseille fort ! Le portage s’inscrit dans une continuité depuis la naissance. On manipule un nouveau-né de 3kg, puis 4, 5… Notre corps s’habitue progressivement et en douceur à la charge qui augmente, on se muscle et on ajuste nos postures progressivement également. Ensuite hors pathologie ou handicap, un enfant plus grand n’a heureusement pas les mêmes besoins qu’un nouveau-né ! Si le tout-petit peut rester sur son parents plusieurs heures par jour, le bambin de 2 ans va alterner marche et portage et on va l’avoir sur soi par petites tranches de 10-15mn seulement. Enfin d’un point de vue physique pur, on considère que le poids de l’enfant commence à avoir un impact sur la santé de son porteur à partir de 30% de son poids. Comprendre que si vous pesez 70kg, votre bambin commencera à peser un peu lourd à partir de 21kg environ (soit en moyenne autour de 6 ans… ça laisse de la marge !). Ce sont évidemment des tendances, qui sont à adapter à votre forme (quelqu’un de sportif supportera une charge plus importante) et aux temps de portage (l’impact n’est pas le même pour 5mn ou 2h). D’une manière générale, on privilégiera des installations dans le dos, qui sollicitent moins l’organisme du porteur. Choisir son matériel Les parents d’un enfant en plein terrible two le savent : ils vivent dangereusement ! Leur enfant est en plein ouragan émotionnel et passe sans transition aucune d’une totale coopération dans la bonne humeur au remake de l’exorciste, tout ça pour une sombre histoire de paquet de gâteau ouvert alors qu’il voulait le faire lui tout seul comme un grand (même si 10 secondes avant il demandait de l’aide pour ce faire, ça ne compte pas). Votre enfant marche bien et vous vous dites « ça va plus besoin de système de portage » ? C’est sans compter la dualité dudit chérubin. Mise en situation, départ en balade : « Moi y’a grand ! moi veux marcher !!! » Vous vouliez aller à gauche ? Dommage, le voici parti à droite. Au bout de 100m, il s’accroche à votre jambe en chouinant, il faut le porter. 100m plus loin, il a vu un papillon, il veut marcher. 100m plus loin il est à nouveau au bord de l’agonie du désespoir, il faut le porter. 100m plus loin « ho !!! une feuille morte !!!! je veux marcher !!!! » etc Vous l’aurez compris, l’écharpe de portage n’est clairement plus le système recommandé dans ce genre de situation (sous peine de devoir refréner une furieuse envie de la lui faire ingurgiter au bout de 300m… sans sel…). Trop fastidieuse à installer/désinstaller toutes les 3mn ! Un porte-bébé préformé clipsé à la taille, un sling, ou encore un support au portage à bras type Hop-là permettent de faire grimper ou descendre votre petit lutin sans prise de tête. Le type de matériel dépendra également de la durée de la balade, si c’est un peu long il vaut mieux privilégier le confort du préformé, si c’est pour un trajet plus court sling ou hop là peuvent suffire ! Autre argument en faveur de ces systèmes : ils permettent tous une installation rapide, ce qui n’est pas négligeable lorsqu’on doit composer avec une grenade dégoupillée prête à exploser (comprendre : un enfant pas du tout coopératif qui ne vous laissera pas prendre le temps de faire vos petits réglages tranquillou). Ils sont également tous peu contenants, et mieux tolérés par des petits bouts en pleine découverte de leur motricité et qui aiment pouvoir bouger sans se sentir entravés. Les contraintes du quotidien On ne peut aborder le portage d’un enfant qui grandit sans évoquer également le quotidien de la famille, et notamment les contraintes associées. Avoir un enfant qui marche, c’est aussi devoir accepter d’aller à son rythme. Votre trajet maison-nounou habituel prend 5mn ? Ce sera plutôt 30. Si vous avez de la chance. Désolée, la préparation du repas ne peut pas rivaliser avec le magnifique caillou que choupinou vient de dénicher et veut absolument prendre le temps d’admirer. Dans un monde idéal on pourrait prendre le temps d’admirer tous les cailloux du chemin, dans la vraie vie il vous faudra parfois accélérer un peu le mouvement et porter votre enfant pour arriver à destination dans un timing raisonnable. Selon l’environnement, il vous sera parfois difficile de laisser votre enfant marcher car il ne sera pas en sécurité. Soit parce que le secteur est plein de dangers trop attirants, soit parce que votre loupiot est fatigué et bascule en mode poulet sans tête qui court partout sans réfléchir ni faire attention à ce qui l’entoure. L’installer sur vous est alors un bon moyen de le mettre en sécurité. C’est souvent utile par exemple pour des trajets en ville, lorsqu’il y a plusieurs routes fréquentées à traverser. Il va de soit qu’il est peu probable qu’il soit bien d’accord avec votre façon de voir les choses dans ces moments-là (la fatigue n’aide pas à coopérer), on en revient alors au point précédent à savoir choisir un système ou on peut le saucissonner pendant qu’il hurle et se débat. Précisons qu’il est également plus sécuritaire dans ces conditions d’utiliser un système de portage que juste vos bras desquels il risque de tomber ou de se défaire ! Enfin une fois à la maison il se peut aussi qu’il réclame votre attention et des câlins tandis que vous avez des choses à faire, le prendre sur vous un petit moment permet alors de concilier vos besoins et d’éviter des tensions et frustrations. On pourra par exemple l’installer dans le dos le temps de préparer le repas du soir, lui offrant ainsi à la fois le support émotionnel nécessaire pour décompresser de sa journée, et un point de vue sur ce que vous êtes en train de faire pour assouvir sa curiosité naturelle et l’impliquer dans votre quotidien. Vous l’aurez compris, ce n’est pas parce qu’un enfant grandit que le portage n’est plus utile. A l’instar des conseils que l’on donne pour un tout-petit, tant qu’à l’avoir sur soi, il vaut mieux utiliser un système de portage et préserver son corps au maximum ! Le porte-bébé reste un allié de poids dans le quotidien et préserve la paix des familles.

lecture_8minPorter bébé face au monde 

Porter bébé face au monde 

La question du portage face au monde revient très régulièrement dès lors que bébé grandit et s’intéresse un peu plus à ce qui l’entoure. En toute logique lorsqu’il commence à se dévisser la nuque pour tout observer, on peut être tenté de tourner babychou vers l’extérieur pour assouvir sa curiosité, on nous demande alors souvent à quel âge c’est possible, ou si nos porte-bébés le permettent. En réalité c’est une pratique qui est plutôt déconseillée et de fait nos porte-bébés ne le permettent pas. On vous explique pourquoi !  1 – le respect de la physiologie  Lorsqu’on aborde la physiologie du tout-petit, les repères génériques donnés sont de vérifier que sa base (= son bassin) est bien soutenue avec une assise de matière large qui se déploie jusqu’aux creux des genoux, que les genoux remontent un peu plus haut que l’axe des hanches, et que l’arrondi naturel de son dos est préservé.   Quand on oriente le bébé vers l’extérieur, plusieurs soucis se posent :  il est difficile de maintenir la posture « assise » et notamment de garder les genoux remontés. La matière se regroupe entre les jambes et on retrouve un portage en suspension avec les jambes pendantes.  Si le porte-bébé parvient à maintenir la bonne posture de jambes, les rembourrages utilisés pour stabiliser finissent rapidement par s’affaisser et/ou être trop courts et ne plus remplir leur rôle.  Le dos du bébé se retrouve poussé par les reliefs du buste du porteur (seins, pectoraux…) contre lesquels il est en appui, empêchant l’arrondi naturel au profit d’une cambrure.  Il est dommage d’utiliser un système de portage se voulant respectueux de la physiologie du tout petit pour finalement obtenir une posture qui ne l’est pas !  2 – les stimulations  Face au monde, bébé se retrouve envahi par une quantité incroyable de stimuli, que son cerveau en plein développement aura du mal à traiter.  En premier lieu, TOUT est nouveau et inconnu pour lui. Les lumières, les sons, les couleurs, les passants, les arbres, les voitures, les bâtiments, etc… Etant d’un naturel curieux, il va chercher à tout observer dans le détail, ce qui vous en conviendrez est épuisant !  Il est en outre transporté à la vitesse de déplacement de son porteur, lequel étant bien plus grand que lui ira également bien plus vite, et va donc tenter d’effectuer son travail d’observation mais en accéléré.   Certaines choses risquent de l’effrayer, comme le chien qui aboie sur votre passage, ou la mamie qui se précipite sur lui pour faire « gouzi-gouzi » en le touchant… En ce cas il sera « bloqué » face à ce qui lui fait peur, sans pouvoir ni l’éviter, ni se blottir contre vous, ni chercher le soutien de votre regard.  C’est un peu comme si vous aviez atterri sur une autre planète et qu’au lieu de vous laisser le temps de tout intégrer en douceur, on vous proposait une visite en accéléré ! Même en étant très très curieux et en ayant très très envie de tout voir très vite, l’expérience ne serait pas des plus agréables ni finalement très enrichissante.   Un enfant surstimulé peut devenir nerveux, tendu, pleurer plus et présenter des difficultés d’endormissement accrues.  NB : en poussette la même problématique se pose et il est déconseillé de mettre l’enfant vers l’avant tant qu’il n’est pas en capacité de se déplacer par lui-même.  3 – la sécurité  Si les 2 précédents points étaient plus suggestifs et sujets à votre sensibilité personnelle, ce dernier est en revanche bien plus notable car il concerne la sécurité de base de votre portage.  Face au monde, votre enfant ne fait plus corps avec vous, son poids se fait beaucoup plus ressentir, il vous happe vers l’avant, ses mouvements peuvent vous déséquilibrer, et il obstrue votre champ de vision. Cela augmente de façon drastique le risque de chute vers l’avant, et que vous vous retrouviez ainsi à vous écraser face contre terre avec votre bébé (lui-même face contre terre). On ne vous fait pas de dessin : les conséquences pourraient être graves !  Evidemment même porté face à vous, il peut arriver de tomber, néanmoins le risque d’occurrence est nettement moindre car l’enfant vous gêne et vous déséquilibre moins, et surtout vous réussirez plus facilement à protéger un peu votre bout de chou ou à basculer sur le côté, et les parties qui absorberont le choc seront moins fragiles (arrière du crâne et dos versus visage, cage thoracique et abdomen). C’est le même principe qui s’applique quand au judo on apprend à ne pas tomber vers l’avant.  « Oui, mais mon bébé réclame ! »  Les enfants étant d’un naturel très curieux, il est bien normal qu’ils cherchent à pouvoir observer un maximum de choses ! Mettez vous à leur place, bien installés en ventral, finalement ils ne peuvent voir que votre dessous de cou ou vos épaules (la ligne du buste est convexe et « enferme » le champ visuel), rien de bien folichon vous en conviendrez…  En premier lieu rappelons que la sécurité prime sur tout le reste, et que quand votre enfant réclame quelque chose, parfois il faut malheureusement lui dire non parce qu’on sait que ce ne sera pas bon pour lui. Par exemple il serait très certainement ravi de goûter à du chocolat à 2 mois, pourtant vous ne lui en donnerez pas. Plus tard il voudra certainement aussi traverser la route tout seul, et là encore vous l’en empêcherez, même s’il pleure.  Dans le cas présent, il ne s’agit pas de refreiner complètement votre bout de chou mais plutôt d’adapter le portage pour concilier ses envies et le confort et la sécurité de tous. On pourra proposer plusieurs ajustements selon les contextes :  Porter dans le dos : ce portage est possible très tôt (dès la naissance avec une écharpe), et permet au bébé d’être transporté dans le sens de la marche, et de voir au-dessus de l’épaule de son porteur ou sur les côtés (la posture du dos offre une courbure convexe qui ouvre le champ visuel). Lorsqu’il y a trop de stimuli il peut se réfugier contre son porteur.  Porter sur le côté : le portage décentré permet au bébé de mieux voir ce qui l’entoure tout en préservant les échanges de regard avec son porteur. Un sling est très pratique dans cette configuration.  Et à bras ?  Les points précédents sont surtout notables dans le cadre d’un portage avec un outil. A bras l’analyse est légèrement différente :  On porte à bras généralement plutôt en intérieur, dans un environnement moins stimulant que l’extérieur et que l’enfant connaît  Le portage est destiné à durer peu de temps (ça pèse vite lourd ces petites bêtes !) ce qui réduit également la fatigue et l’agitation  Le porteur interagit en permanence avec son bébé : soit via le regard et la parole, soit dans ses gestes puisqu’il modifie la position et la façon de porter en continu en fonction des mouvements de son enfant.  En cas de chute, il est plus facile de protéger son bébé.  Le portage face au monde à bras est de fait beaucoup moins problématique que dans un porte-bébé. On pourra conseiller des postures plutôt sur le côté pour favoriser les échanges, et avec un enfant soutenu en position assise par l’extérieur du genou et pas avec la main entre les jambes (favorise les positions en extension et les douleurs au poignet) Les cas particuliers :   Les conseils vus précédemment s’appliquaient au cas général, mais il existe plusieurs situations où il faudra les nuancer ! De façon non exhaustive on pourra mentionner :  Le handicap du porteur : un parent en fauteuil roulant par exemple, pourrait être en difficulté pour installer son enfant face à lui  Un enfant appareillé (pieds bots par ex) : certains appareillages peuvent blesser le porteur et/ou le bébé et nécessitent des installations face au monde  Le bébé souffrant de reflux : certains enfants souffrant de reflux gastro-œsophagien refusent totalement les positions face au porteur et le temps de trouver des ajustements pour y palier le face au monde peut s’avérer utile  Hors cas particuliers donc, vous l’aurez compris, le portage face au monde en système de portage n’est pas recommandé. Le fait qu’il soit proposé par plusieurs marques et porte-bébés ne constitue malheureusement pas une garantie que ce soit judicieux et adapté.   Votre bébé râle face à vous ? N’hésitez pas à vous faire accompagner par une monitrice de portage pour moduler vos installations et trouver des solutions qui vous conviennent ! 

BébéLe toucher contenant

Le toucher contenant

        Les bienfaits du massage sont nombreux ! Le toucher, si simple soit-il , est important pour bébé et son développement. Le toucher, c'est déjà ce que vous faites quand vous le portez, lui donnez le bain... Il existe plusieurs sortes de touchers et, dans cet article, je voudrais vous parler plus spécialement du toucher contenant, que je trouve particulièrement magique. Le toucher contenant est particulièrement adapté ànombreuses situations : Pour des enfants qui ne souhaitent pas être massés, pour des enfants qu'on arrive pas à calmer, pour des enfants désorganisés, « éparpillés »… La technique a l'avantage d'être très simple. Il suffit de se servir de ses deux mains, en les posant à deux endroits opposés du corps de bébé, puis d'effectuer une légère pression en rapprochant nos mains l'une vers l'autre (tout en gardant le corps de bébé entre nos mains). Ce mouvement a pour objectif de « rassembler » le bébé et a une vertu apaisante, contenante…comme dans le ventre de sa maman ! Cette technique est magique : J'ai pu la tester sur des personnes de tout âge et les réactions ont été assez étonnantes. Avec un bébé qui pleurait et, dès que sa maman lui faisait ce toucher, il arrêtait, recommençait à s'agiter si sa maman enlevait ses mains et, se re calmait dès qu'elle les remettait… Plus grand, sur un adolescent qui m'a dit : « ce que tu viens de faire, c'est super, ça m'a rassemblé !». Sur une femme adulte à qui j'ai fait ce toucher en fin de séance de massage et qui m'a dit que c'était son moment préféré. Je pense que quelque part, au fond de chacun d'entre nous, qui avons connu le ventre contenant de notre maman, ce toucher nous ramène à quelque chose de très rassurant, archaïque.

Newsletter

Ne manquez rien de l’univers Neobulle grâce à notre newsletter

lecture_5minUn petit coup de mou dans votre rôle de parent ?

Un petit coup de mou dans votre rôle de parent ?

Vous la ressentez aussi, cette routine qui nous épuise, ce train-train quotidien qui nous lasse ? Tout va bien, on ne manque de rien, bébé est en bonne santé. Et pourtant, entre les couches, les biberons ou les tétées, les lessives, la préparation des repas, les horaires de l’école, et les obligations, on sent bien que cette routine nous endort. Alors on les aime fort, hein ! Tous : les petits, les grands, mon conjoint …. Et malgré cet amour puissant et ces multiples tâches inlassablement répétées, avec bébé calé sur la hanche dans un sling , on s’ennuie … et parfois même, on culpabilise de ne pas faire assez bien, de ne pas être assez bien …Alors qu’on arrête pas une minute ! Rassurez vous : Vous n’êtes pas la seule personne qui ressent cela Cela n’enlève rien à vos compétences parentales L’amour que vos portez à votre famille n’est pas remis en cause Vous pouvez vous rapprochez de groupe de paroles entre parents Et oui, je sais …On rêve toutes d’un peu d’aventure, de voyage, de grandes rencontres, de notre super travail épanouissant … Mais la maternité et le cocooning ont parfois ce petit côté enfermant, qui pourrait nous prendre au piège de la dévalorisation ! En effet, la société du faire, du faire vite et de le montrer à tout le monde, n’aide pas à mettre en valeur le travail de fond, invisible et répétitif d’un parent, et je dirais même, d’une maman … Les supers papas, je ne vous oublie pas, mais je suis sûre que vous serez d’accord avec moi pour dire que toutes ces tâches quotidiennes ne sont malheureusement pas encore assez partagées au sein des foyers, et sont bien trop souvent l’apanage, pas toujours choisi, des femmes. Ceci est d’autant plus vrai pendant les congés maternité, ou parental. Et c’est sûr que, ça n’aide pas non plus, de : De ne pas avoir le temps de s’habiller avant 15h, parce que bébé vous accapare D’avoir les yeux cernés pour ne pas avoir fait une nuit complète depuis des mois Porter votre survêtement de grossesse car vous ne trouver pas le temps d’acheter un nouveau pantalon Ne plus se rappeler de la dernière visite chez le coiffeur … Prendre sa douche sans faire de bruit à 23h quand tout le monde dort enfin Ne jamais avoir 10 minutes seule, même aux toilettes Et j’en oublie ! Alors, quand vous vous entendez marmonner pour la N-ième fois « je n’ai encore rien eu le temps faire, aujourd’hui », sachez que ce n’est pas vrai ! Je vous invite à lister de tout ce que vous accompli et réalisé dans la journée, croyez moi, vous serez positivement surprise du résultat ! Pensez à demander de l’aide dans votre entourage Appeler une personne ressource qui saura vous dire combien vous êtes fantastique Et quand vous commencez à douter de vos compétences parce que vous venez de battre le record de la 2000ème couches changée, n’oubliez pas que : Vous êtes la meilleure personne pour votre enfant Essayer de vous fixer des objectifs réalisables à délais courts et les voir se réaliser Et bien évidement : porter votre enfant peut vous aider (cf article toutes les fois où le portage m’a sauvé la vie) Mais enfanter et faire pousser un petit être, l’amour et l’éducation, ça prend du temps ! La nature fait les choses sans se presser, et pourtant tout est accompli. Lao tseu Et dans un système ou tout va très vite, où tout change tout le temps, on a parfois tendance à l’oublier. Essayons de cultiver les valeurs patience, persévérance, résignation et …humour, toujours ! « Vous êtes agacée de lancer une nouvelle machine de layette parce que bébé a décidé de redécorer tous ces pyjamas couleur vomito ? Dites vous que dans 15 ans, vous étendrez des chaussettes de foot ou des croptops à l’étendage ! » Et … On peut aussi regarder cette monotonie sous un angle positif. Car ce mode de vie, dense et ritualisé, nous permet de mener de front de nombreuses tâches. Un peu de recul nous permet de voir qu’on y arrive, vaille que vaille, jour après jour, sans faillir. Et finalement, quand on se rend compte que tout le monde n’a pas la chance de vivre ce petit ronron confortable, il devient beaucoup plus doux, voire précieux. La cuisine, c'est l'usineOù s'apprête la journéeOn fredonne, biberonneLe café veut bien passerLes tartines, les bottinesOn fait tout du même coupOn habille une ou deux fillesLa journée est entaméeMécanique qui s'appliqueDans les gestes du matinLes gestes qu'on connaît bienC'est rien, C'est le bonheur quotidien Anne Sylvestre

lecture_3minToutes les fois où le portage m’a sauvé la vie !

Toutes les fois où le portage m’a sauvé la vie !

Maman solo en ville, parents baroudeurs ou avec une famille nombreuse : Le portage facilite tout ! Pour moi, porter bébé c’est :Lui offrir du temps de sommeil, en me permettant de partager des temps de qualité avec ses frères et sœurs, et oui, pas de jalousie, on pense à tout le monde !Cuisiner en temps et en heure pour que la fratrie ne se transforme pas en gang de petits monstres affamés. Avoir un rendez-vous téléphonique sans interférence (Vous savez, les 45 minutes interminables avec la Caf ou la sécu …)Passer du temps avec mes amis et éviter d’être isolé, la moitié de la soirée, dans la chambre de bébé.M’autoriser à une pause relax, incrusté au fond de mon fauteuil fétiche, sans m’endormir bien sûrOffrir à mon bébé, un espace de sécurité dans la foule et le protéger de stimuli de la rue : bruit, odeur, couleur (cf article portage face au monde) Si ça peut lui éviter de se faire pincer la joue par la petite Mamie relou « qu’est-ce qu’il est mignon ce poupon ! »M’accompagner pendant les longs aller-retours nocturnes dans le couloir de la maison, pour essayer de rendormir bébé après un cauchemar. Vous savez, quand on a tellement sommeil que les seules forces qui nous restent, on les emploie à bouger le bassin pour bercer bébé et fredonner une berceuse, qu’on espère efficace ! C’est plus économique que de faire le tour du pâté de maison en voiture, et j’ai même le luxe de rester en pyjama …« En fait, en portant mes enfants, j’ai tout fait » -CamilleAvoir mes deux mains libres pour :Accompagner mon grand à l’école sans risquer un faire demi-tour « je ne veux pas aller à l’école »Composter le ticket bus et me tenir à la barre, tout en veillant sur la poussette !Porter les sacs de courses et paquets de couches (même pas besoin de passer à la salle de sport !)Continuer mes loisirs, tout en passant du temps avec mon bébé.Aller à la pêche (si, si …)Me balader dans les sous-bois et ramasser des champignons, Randonner et accéder au sommet par les sentiers caillouteux.Jeux de société avec des amis, Lire, écrire, dessiner, Tricoter.Bénévolat à la bibliothèque ou au centre social de mon quartier.Économiser la différence de prix avec une poussette « haute-technologie-multifonction-super-plus », tout en permettant plein d’astuces sympa.Gagner de la place, et me permettre de me déplacer « léger » (en comparaison avec la poussette encombrante mentionnée ci-dessus)Dans les transports en commun : train, bus, avionDans son appartementDans le coffre de la voiture – exit la notice de pliage de poussette ultra complexe !FaciliterLes passages d’obstaclesEscaliersOuvertures de portesTrottoirsEt même le passage aux toilettes au snack de la gare!

lecture_3minTrucs et astuces pour optimiser l’écharpe à 100 % 

Trucs et astuces pour optimiser l’écharpe à 100 % 

Selon les témoignages des parents utilisateursPas de panique, on vous accompagne !Vous pouvez consulter nos tutos afin d’apprendre depuis chez vous ou vous rapprocher de nos monitrices de portage, pour un accompagnement plus personnalisé, c’est un vrai plus pour être encouragé, l’occasion de permettre aussi un temps d’échange avec d’autres parents.Et si vous doutez encore, voilà la liste des avantages de l’écharpe, que ne permet aucun autre système de portage.Elle rend service tout le temps et ses options sont infinies !Imaginez une petite balade « en mode léger» et bébé va bien, il est détendu, tellement détendu qu’il vous livre un cadeau dans la couche : repliez l’écharpe sur elle-même, elle s’improvise matelas à langer !Une petite sieste improvisée, elle tiendra chaud comme couverture, dans la voiture ou sur un petit coin d’herbe, quand les plus grand jouent au parc, pour bébé …… Ou ses parents, car elle peut aussi se transformer en plaid, à la sauvette, quand c’est maman qui a un petit coup de froid …Doudou à disposition, tissu tout doux avec l’odeur de maman ou papa,Et même pour allaiter en toute sécurité (cf lien tuto du nœud)Et quand bébé s’est enfin endormi dans son lit, on la roule en boule, et elle se transforme en oreiller pour la sieste des parents sur le canapé.Se servir du tissu en surplus après le nœud comme essuie-tout :Essuyer le front de maman après 3 heures de randonnée, alors que bébé roupille dans son dosDébarbouiller la frimousse de bébé après un gouter sauvage d’un biscuit au chocolat.Mais non, ce n’est pas si cracra !  Car un autre avantage important de l’écharpe, est qu’elle se lave très facilement ! Un petit tour en machine avec le linge de la famille, et hop, le tour est joué !Et quand bébé grandi ?On peut alors recycler l’écharpe :La jeter sur une petite table et construire des cabanes enchantéesLa nouer sous une table pour faire un petit hamac : idéal pour un temps de lecture soloLa transformer en petit rideau de théâtre à marionnettes,Confectionner un couffin pour que votre enfant qui grandi, puisse à son tour jouer à la poupéeOu laisser libre court à votre créativité et carrément la re découper pour se fabriquer :Un tote bag, qui vous suivra partout, en souvenir des années-câlinou !Des accessoires déco pour la chambre de votre petit bout.

Rejoignez notre Communauté
Voir notre Instagram