
Focus sur le Mei-tai
L’article du jour est consacré au mei-tai, appelé également porte-bébé d’inspiration asiatique, ou plus basiquement « le truc comme l’écharpe mais plus facile ». Qu’est-ce qu’un mei-tai ? Quels sont les avantages et inconvénients de ce type de système ? On vous explique tout !Le Mei-tai, c’est quoi donc ?Le porte-bébé d’inspiration asiatique se présente sous la forme d’un rectangle de tissu (qu’on appelle le tablier), des angles duquel ont insérées 4 lanières qui constituent la ceinture et les bretelles.Plein de systèmes de portage sont traditionnellement utilisés en Asie, les versions que l’on retrouve par chez nous ont été très occidentalisées et n’ont souvent plus grand-chose à voir avec leurs modèles originaux (d’où le fait qu’on évite de plus en plus le terme « porte-bébé asiatique » pour préférer « d’inspiration asiatique »)Les caractéristiques principales du Mei-taiIl existe sur le marché énormément de mei-tai différents. Si les premières versions étaient très basiques (aucun réglage), les plus récentes permettent toutes d’ajuster la taille du tablier, en réduisant notamment la largeur de l’entre-jambes et la hauteur, ce qui permet d’optimiser considérablement le confort et l’adéquation à la taille du bébé à porter (du moins pour les marques de référence).Dans les variantes possibles on retrouve :Des bretelles déployables ou rembourrées au niveau de l’épaule du porteurDes ceintures à nouer ou à clipser (on appelle les mei-tais de cette catégorie des « hybrides », car ils sont à mi-chemin avec les préformés)La plupart des porte-bébés d’inspiration asiatique sur le marché s’utilisent à partir de 3 ou 4 mois : cela tient au fait que même réduit au maximum, le tablier s’avère souvent un peu trop large et trop haut pour permettre un portage de nouveau-né confortable et sécuritaire (risque d’affaissement dans le système). Ils peuvent convenir pour porter jusqu’à 3 ans environ, ensuite ils seront généralement un peu trop étroits pour permettre une utilisation physiologique (soutien jusqu’au creux du genou plus possible).Il est vivement conseillé de choisir un mei-tai dont les bretelles sont assez longues et larges pour être croisées à l’extérieur des jambes du bébé puis rattachées dans le dos du porteur : cela permet d’apporter un meilleur soutien, que le bébé soit positionné bien haut sur le buste, et surtout que la charge soit supportée par les bretelles et non la ceinture. Lorsqu’on passe les bretelles entre le porteur et l’enfant, ce qui est proposé sur certaines notices, la charge se reporte sur la ceinture, ce qui exerce une compression assez forte sur l’abdomen du porteur (très déconseillé pour l’intégrité du périnée de la jeune maman puisque cela accentue les risques de descente d’organes !), et le bébé va immanquablement descendre plus bas sur le buste ce qui rend le portage moins stable et moins confortable. Des bretelles trop étroites, même longues, ne peuvent pas être croisées à l’extérieur de la jambe du bébé au risque de gêner la bonne circulation du sang.La question du rembourrage ou non de la bretelle est beaucoup plus subjective et dépend totalement des préférences du porteur. Néanmoins en ventral on préfère souvent des pans qui se déploient sur l’épaule et dans le dos, tandis qu’en dorsal le rembourrage est souvent plus agréable car la bretelle peut moins se déployer et « cisailler » un peu le trapèze.Les avantages du Mei-taiLe mei-tai est le compromis parfait entre une écharpe de portage et un porte-bébé préformé. C’est un système qui a su combiner une partie des avantages des deux systèmes pour donner un résultat simple, léger et agréable à porter.Ce porte-bébé présente très peu de difficultés à l’installation : pas de pli par pli ni réglages sur le bébé (autres que ceux du tablier mais qui se font en amont), très peu de risque de mauvaise manipulation ou d’erreur.Il est plus enveloppant que le porte-bébé préformé et permet un meilleur corps à corps, ce qui le rend du coup plus confortable. Il reste moins contenant qu’une écharpe et convient à merveille aux parents qui n’aiment pas se sentir trop serrés.Côté bébé c’est une solution intéressante pour pallier à quelques difficultés d’installation, notamment :Les bébés souffrants d’un reflux gastro-œsophagien, qui ont souvent du mal avec les portages trop enveloppants et qui peuvent être très raides lorsqu’ils ont mal. Comme il passe entre les jambes de l’enfant, le mei-tai permet d’obtenir sans trop d’efforts une installation safe avec un bébé raide comme un piquet et qui hurle, pas très académique certes mais à ce stade on s’en fiche un peu le principal c’est de survivre !Les bébés un peu plus « vieux » qui n’ont pas été habitués à l’écharpe : passés 3 ou 4 mois il est parfois plus délicat d’installer un tout-petit en écharpe, il n’a pas été habitué aux sensations et n’est souvent pas suffisamment patient pour laisser son parent apprendre la gestuelle. Le mei-tai étant plus immédiat et moins contenant il est généralement mieux toléré.Les bébés qui présentent des problématiques d’hyperextension et/ou de torticolis, qui tendent à adopter naturellement des postures très raides et parfois en torsion : là encore le mei-tai est souvent plus simple d’accès pour les parents et mieux accepté par l’enfant.A noter qu’autant sa composition en coton sergé brisé respirant que le fait qu’il soit ouvert sur les côtés en font un système de portage parmi les plus agréables à utiliser par forte chaleur.Les points faibles du Mei-taiLe principal point faible du mei-tai reste sa moins grande polyvalence et évolutivité qu’une écharpe de portage. Cela est principalement lié à son tablier, qui même ajustable, ne peut évidemment pas couvrir de façon optimum un écart d’âge de l’enfant trop important : soit il sera idéal pour un nouveau-né mais un peu court à partir de 2 ans, soit il s’utilisera jusqu’à 3 ou 4 ans mais ne pourra être proposé qu’à partir de 3 ou 4 mois.Autre petit bémol, sa plus grande facilité d’installation s’accompagne d’ajustements moins précis que ceux de l’écharpe. Si l’utilisation de l’écharpe est très bien maîtrisée, on peut ressentir un confort un peu moindre en comparaison. Le corollaire est qu’il vaut mieux en revanche un mei-tai bien maîtrisé qu’une écharpe mal ajustée.Enfin comme l’écharpe, on retrouve à la mise en place des pans qui traînent au sol, ce qui rend l’installation en extérieur sous la pluie plus délicate qu’avec un préformé !Rien de très handicapant !Le porte-bébé d’inspiration asiatique, moins connu que ses homologues l’écharpe ou le préformé, mérite ainsi largement sa place au sein de la famille du portage physiologique et gagnerait à plus de notoriété !C’est un excellent choix pour les parents à qui l’utilisation de l’écharpe fait peur mais qui recherchent néanmoins plus de proximité que dans un préformé.

Porter un enfant qui grandit
Qu’il semble à la fois lointain et proche ce temps où votre petit cœur mesurait 50cm et s’endormait lové contre vous dans l’écharpe en quelques secondes… Maintenant babychou a grandi et les installations ressemblent plus à un combat de catch qu’à un doux moment d’apaisement. Ne va-t-il pas finir par être trop lourd ? Le portage est-il toujours possible (et souhaitable) avec un enfant plus grand ? Les besoins du bambin Lorsqu’on évoque le portage d’un enfant qui grandit, on entend souvent l’argument que de toute façon, à partir d’1 ou 2 ans il marchera, sous-entendu que ce ne sera plus nécessaire de le porter. Sur le papier c’est vrai, dans la réalité, un petit n’aura pas la même endurance qu’un adulte et sauf très très bon marcheur, il finira inéluctablement son trajet dans les bras ou sur les épaules de son accompagnant. Vous l’aurez compris, même plein de bonne volonté, votre chouchou peut rapidement être fatigué et avoir besoin d’une pause. Il peut aussi avoir eu peur de quelque chose (un chien qui aboie, une voiture qui klaxonne…) et de fait avoir besoin d’un gros câlin pour se rassurer. Le trajet visé peut être plus long que prévu, ou à l’issue d’une journée de crèche un peu éprouvante. Que vous le vouliez ou non, votre bambin finira sur vous s’il n’est plus en état de marcher ! Prévoir un porte-bébé permet de répondre à son besoin de repos et/ou contact, sans ruiner au passage votre dos et vos cervicales. Regardez jusqu’à quels âges on tend à utiliser une poussette pour les trajets compliqués, extrapolez pour le porte-bébé ! Les limites physiques du porteur La question du poids de l’enfant est également un sujet qui revient régulièrement à l’évocation de la continuité d’un portage sur plusieurs années. 3 notions importantes sont à souligner : La première est qu’on ne se réveille pas brusquement un matin en se disant « tiens, si je portais mon enfant de 3 ans et 15kg jamais porté avant ». Du moins on vous le déconseille fort ! Le portage s’inscrit dans une continuité depuis la naissance. On manipule un nouveau-né de 3kg, puis 4, 5… Notre corps s’habitue progressivement et en douceur à la charge qui augmente, on se muscle et on ajuste nos postures progressivement également. Ensuite hors pathologie ou handicap, un enfant plus grand n’a heureusement pas les mêmes besoins qu’un nouveau-né ! Si le tout-petit peut rester sur son parents plusieurs heures par jour, le bambin de 2 ans va alterner marche et portage et on va l’avoir sur soi par petites tranches de 10-15mn seulement. Enfin d’un point de vue physique pur, on considère que le poids de l’enfant commence à avoir un impact sur la santé de son porteur à partir de 30% de son poids. Comprendre que si vous pesez 70kg, votre bambin commencera à peser un peu lourd à partir de 21kg environ (soit en moyenne autour de 6 ans… ça laisse de la marge !). Ce sont évidemment des tendances, qui sont à adapter à votre forme (quelqu’un de sportif supportera une charge plus importante) et aux temps de portage (l’impact n’est pas le même pour 5mn ou 2h). D’une manière générale, on privilégiera des installations dans le dos, qui sollicitent moins l’organisme du porteur. Choisir son matériel Les parents d’un enfant en plein terrible two le savent : ils vivent dangereusement ! Leur enfant est en plein ouragan émotionnel et passe sans transition aucune d’une totale coopération dans la bonne humeur au remake de l’exorciste, tout ça pour une sombre histoire de paquet de gâteau ouvert alors qu’il voulait le faire lui tout seul comme un grand (même si 10 secondes avant il demandait de l’aide pour ce faire, ça ne compte pas). Votre enfant marche bien et vous vous dites « ça va plus besoin de système de portage » ? C’est sans compter la dualité dudit chérubin. Mise en situation, départ en balade : « Moi y’a grand ! moi veux marcher !!! » Vous vouliez aller à gauche ? Dommage, le voici parti à droite. Au bout de 100m, il s’accroche à votre jambe en chouinant, il faut le porter. 100m plus loin, il a vu un papillon, il veut marcher. 100m plus loin il est à nouveau au bord de l’agonie du désespoir, il faut le porter. 100m plus loin « ho !!! une feuille morte !!!! je veux marcher !!!! » etc Vous l’aurez compris, l’écharpe de portage n’est clairement plus le système recommandé dans ce genre de situation (sous peine de devoir refréner une furieuse envie de la lui faire ingurgiter au bout de 300m… sans sel…). Trop fastidieuse à installer/désinstaller toutes les 3mn ! Un porte-bébé préformé clipsé à la taille, un sling, ou encore un support au portage à bras type Hop-là permettent de faire grimper ou descendre votre petit lutin sans prise de tête. Le type de matériel dépendra également de la durée de la balade, si c’est un peu long il vaut mieux privilégier le confort du préformé, si c’est pour un trajet plus court sling ou hop là peuvent suffire ! Autre argument en faveur de ces systèmes : ils permettent tous une installation rapide, ce qui n’est pas négligeable lorsqu’on doit composer avec une grenade dégoupillée prête à exploser (comprendre : un enfant pas du tout coopératif qui ne vous laissera pas prendre le temps de faire vos petits réglages tranquillou). Ils sont également tous peu contenants, et mieux tolérés par des petits bouts en pleine découverte de leur motricité et qui aiment pouvoir bouger sans se sentir entravés. Les contraintes du quotidien On ne peut aborder le portage d’un enfant qui grandit sans évoquer également le quotidien de la famille, et notamment les contraintes associées. Avoir un enfant qui marche, c’est aussi devoir accepter d’aller à son rythme. Votre trajet maison-nounou habituel prend 5mn ? Ce sera plutôt 30. Si vous avez de la chance. Désolée, la préparation du repas ne peut pas rivaliser avec le magnifique caillou que choupinou vient de dénicher et veut absolument prendre le temps d’admirer. Dans un monde idéal on pourrait prendre le temps d’admirer tous les cailloux du chemin, dans la vraie vie il vous faudra parfois accélérer un peu le mouvement et porter votre enfant pour arriver à destination dans un timing raisonnable. Selon l’environnement, il vous sera parfois difficile de laisser votre enfant marcher car il ne sera pas en sécurité. Soit parce que le secteur est plein de dangers trop attirants, soit parce que votre loupiot est fatigué et bascule en mode poulet sans tête qui court partout sans réfléchir ni faire attention à ce qui l’entoure. L’installer sur vous est alors un bon moyen de le mettre en sécurité. C’est souvent utile par exemple pour des trajets en ville, lorsqu’il y a plusieurs routes fréquentées à traverser. Il va de soit qu’il est peu probable qu’il soit bien d’accord avec votre façon de voir les choses dans ces moments-là (la fatigue n’aide pas à coopérer), on en revient alors au point précédent à savoir choisir un système ou on peut le saucissonner pendant qu’il hurle et se débat. Précisons qu’il est également plus sécuritaire dans ces conditions d’utiliser un système de portage que juste vos bras desquels il risque de tomber ou de se défaire ! Enfin une fois à la maison il se peut aussi qu’il réclame votre attention et des câlins tandis que vous avez des choses à faire, le prendre sur vous un petit moment permet alors de concilier vos besoins et d’éviter des tensions et frustrations. On pourra par exemple l’installer dans le dos le temps de préparer le repas du soir, lui offrant ainsi à la fois le support émotionnel nécessaire pour décompresser de sa journée, et un point de vue sur ce que vous êtes en train de faire pour assouvir sa curiosité naturelle et l’impliquer dans votre quotidien. Vous l’aurez compris, ce n’est pas parce qu’un enfant grandit que le portage n’est plus utile. A l’instar des conseils que l’on donne pour un tout-petit, tant qu’à l’avoir sur soi, il vaut mieux utiliser un système de portage et préserver son corps au maximum ! Le porte-bébé reste un allié de poids dans le quotidien et préserve la paix des familles.

Porter bébé face au monde
La question du portage face au monde revient très régulièrement dès lors que bébé grandit et s’intéresse un peu plus à ce qui l’entoure. En toute logique lorsqu’il commence à se dévisser la nuque pour tout observer, on peut être tenté de tourner babychou vers l’extérieur pour assouvir sa curiosité, on nous demande alors souvent à quel âge c’est possible, ou si nos porte-bébés le permettent. En réalité c’est une pratique qui est plutôt déconseillée et de fait nos porte-bébés ne le permettent pas. On vous explique pourquoi ! 1 – le respect de la physiologie Lorsqu’on aborde la physiologie du tout-petit, les repères génériques donnés sont de vérifier que sa base (= son bassin) est bien soutenue avec une assise de matière large qui se déploie jusqu’aux creux des genoux, que les genoux remontent un peu plus haut que l’axe des hanches, et que l’arrondi naturel de son dos est préservé. Quand on oriente le bébé vers l’extérieur, plusieurs soucis se posent : il est difficile de maintenir la posture « assise » et notamment de garder les genoux remontés. La matière se regroupe entre les jambes et on retrouve un portage en suspension avec les jambes pendantes. Si le porte-bébé parvient à maintenir la bonne posture de jambes, les rembourrages utilisés pour stabiliser finissent rapidement par s’affaisser et/ou être trop courts et ne plus remplir leur rôle. Le dos du bébé se retrouve poussé par les reliefs du buste du porteur (seins, pectoraux…) contre lesquels il est en appui, empêchant l’arrondi naturel au profit d’une cambrure. Il est dommage d’utiliser un système de portage se voulant respectueux de la physiologie du tout petit pour finalement obtenir une posture qui ne l’est pas ! 2 – les stimulations Face au monde, bébé se retrouve envahi par une quantité incroyable de stimuli, que son cerveau en plein développement aura du mal à traiter. En premier lieu, TOUT est nouveau et inconnu pour lui. Les lumières, les sons, les couleurs, les passants, les arbres, les voitures, les bâtiments, etc… Etant d’un naturel curieux, il va chercher à tout observer dans le détail, ce qui vous en conviendrez est épuisant ! Il est en outre transporté à la vitesse de déplacement de son porteur, lequel étant bien plus grand que lui ira également bien plus vite, et va donc tenter d’effectuer son travail d’observation mais en accéléré. Certaines choses risquent de l’effrayer, comme le chien qui aboie sur votre passage, ou la mamie qui se précipite sur lui pour faire « gouzi-gouzi » en le touchant… En ce cas il sera « bloqué » face à ce qui lui fait peur, sans pouvoir ni l’éviter, ni se blottir contre vous, ni chercher le soutien de votre regard. C’est un peu comme si vous aviez atterri sur une autre planète et qu’au lieu de vous laisser le temps de tout intégrer en douceur, on vous proposait une visite en accéléré ! Même en étant très très curieux et en ayant très très envie de tout voir très vite, l’expérience ne serait pas des plus agréables ni finalement très enrichissante. Un enfant surstimulé peut devenir nerveux, tendu, pleurer plus et présenter des difficultés d’endormissement accrues. NB : en poussette la même problématique se pose et il est déconseillé de mettre l’enfant vers l’avant tant qu’il n’est pas en capacité de se déplacer par lui-même. 3 – la sécurité Si les 2 précédents points étaient plus suggestifs et sujets à votre sensibilité personnelle, ce dernier est en revanche bien plus notable car il concerne la sécurité de base de votre portage. Face au monde, votre enfant ne fait plus corps avec vous, son poids se fait beaucoup plus ressentir, il vous happe vers l’avant, ses mouvements peuvent vous déséquilibrer, et il obstrue votre champ de vision. Cela augmente de façon drastique le risque de chute vers l’avant, et que vous vous retrouviez ainsi à vous écraser face contre terre avec votre bébé (lui-même face contre terre). On ne vous fait pas de dessin : les conséquences pourraient être graves ! Evidemment même porté face à vous, il peut arriver de tomber, néanmoins le risque d’occurrence est nettement moindre car l’enfant vous gêne et vous déséquilibre moins, et surtout vous réussirez plus facilement à protéger un peu votre bout de chou ou à basculer sur le côté, et les parties qui absorberont le choc seront moins fragiles (arrière du crâne et dos versus visage, cage thoracique et abdomen). C’est le même principe qui s’applique quand au judo on apprend à ne pas tomber vers l’avant. « Oui, mais mon bébé réclame ! » Les enfants étant d’un naturel très curieux, il est bien normal qu’ils cherchent à pouvoir observer un maximum de choses ! Mettez vous à leur place, bien installés en ventral, finalement ils ne peuvent voir que votre dessous de cou ou vos épaules (la ligne du buste est convexe et « enferme » le champ visuel), rien de bien folichon vous en conviendrez… En premier lieu rappelons que la sécurité prime sur tout le reste, et que quand votre enfant réclame quelque chose, parfois il faut malheureusement lui dire non parce qu’on sait que ce ne sera pas bon pour lui. Par exemple il serait très certainement ravi de goûter à du chocolat à 2 mois, pourtant vous ne lui en donnerez pas. Plus tard il voudra certainement aussi traverser la route tout seul, et là encore vous l’en empêcherez, même s’il pleure. Dans le cas présent, il ne s’agit pas de refreiner complètement votre bout de chou mais plutôt d’adapter le portage pour concilier ses envies et le confort et la sécurité de tous. On pourra proposer plusieurs ajustements selon les contextes : Porter dans le dos : ce portage est possible très tôt (dès la naissance avec une écharpe), et permet au bébé d’être transporté dans le sens de la marche, et de voir au-dessus de l’épaule de son porteur ou sur les côtés (la posture du dos offre une courbure convexe qui ouvre le champ visuel). Lorsqu’il y a trop de stimuli il peut se réfugier contre son porteur. Porter sur le côté : le portage décentré permet au bébé de mieux voir ce qui l’entoure tout en préservant les échanges de regard avec son porteur. Un sling est très pratique dans cette configuration. Et à bras ? Les points précédents sont surtout notables dans le cadre d’un portage avec un outil. A bras l’analyse est légèrement différente : On porte à bras généralement plutôt en intérieur, dans un environnement moins stimulant que l’extérieur et que l’enfant connaît Le portage est destiné à durer peu de temps (ça pèse vite lourd ces petites bêtes !) ce qui réduit également la fatigue et l’agitation Le porteur interagit en permanence avec son bébé : soit via le regard et la parole, soit dans ses gestes puisqu’il modifie la position et la façon de porter en continu en fonction des mouvements de son enfant. En cas de chute, il est plus facile de protéger son bébé. Le portage face au monde à bras est de fait beaucoup moins problématique que dans un porte-bébé. On pourra conseiller des postures plutôt sur le côté pour favoriser les échanges, et avec un enfant soutenu en position assise par l’extérieur du genou et pas avec la main entre les jambes (favorise les positions en extension et les douleurs au poignet) Les cas particuliers : Les conseils vus précédemment s’appliquaient au cas général, mais il existe plusieurs situations où il faudra les nuancer ! De façon non exhaustive on pourra mentionner : Le handicap du porteur : un parent en fauteuil roulant par exemple, pourrait être en difficulté pour installer son enfant face à lui Un enfant appareillé (pieds bots par ex) : certains appareillages peuvent blesser le porteur et/ou le bébé et nécessitent des installations face au monde Le bébé souffrant de reflux : certains enfants souffrant de reflux gastro-œsophagien refusent totalement les positions face au porteur et le temps de trouver des ajustements pour y palier le face au monde peut s’avérer utile Hors cas particuliers donc, vous l’aurez compris, le portage face au monde en système de portage n’est pas recommandé. Le fait qu’il soit proposé par plusieurs marques et porte-bébés ne constitue malheureusement pas une garantie que ce soit judicieux et adapté. Votre bébé râle face à vous ? N’hésitez pas à vous faire accompagner par une monitrice de portage pour moduler vos installations et trouver des solutions qui vous conviennent !

Toutes les fois où le portage m’a sauvé la vie !
Maman solo en ville, parents baroudeurs ou avec une famille nombreuse : Le portage facilite tout ! Pour moi, porter bébé c’est :Lui offrir du temps de sommeil, en me permettant de partager des temps de qualité avec ses frères et sœurs, et oui, pas de jalousie, on pense à tout le monde !Cuisiner en temps et en heure pour que la fratrie ne se transforme pas en gang de petits monstres affamés. Avoir un rendez-vous téléphonique sans interférence (Vous savez, les 45 minutes interminables avec la Caf ou la sécu …)Passer du temps avec mes amis et éviter d’être isolé, la moitié de la soirée, dans la chambre de bébé.M’autoriser à une pause relax, incrusté au fond de mon fauteuil fétiche, sans m’endormir bien sûrOffrir à mon bébé, un espace de sécurité dans la foule et le protéger de stimuli de la rue : bruit, odeur, couleur (cf article portage face au monde) Si ça peut lui éviter de se faire pincer la joue par la petite Mamie relou « qu’est-ce qu’il est mignon ce poupon ! »M’accompagner pendant les longs aller-retours nocturnes dans le couloir de la maison, pour essayer de rendormir bébé après un cauchemar. Vous savez, quand on a tellement sommeil que les seules forces qui nous restent, on les emploie à bouger le bassin pour bercer bébé et fredonner une berceuse, qu’on espère efficace ! C’est plus économique que de faire le tour du pâté de maison en voiture, et j’ai même le luxe de rester en pyjama …« En fait, en portant mes enfants, j’ai tout fait » -CamilleAvoir mes deux mains libres pour :Accompagner mon grand à l’école sans risquer un faire demi-tour « je ne veux pas aller à l’école »Composter le ticket bus et me tenir à la barre, tout en veillant sur la poussette !Porter les sacs de courses et paquets de couches (même pas besoin de passer à la salle de sport !)Continuer mes loisirs, tout en passant du temps avec mon bébé.Aller à la pêche (si, si …)Me balader dans les sous-bois et ramasser des champignons, Randonner et accéder au sommet par les sentiers caillouteux.Jeux de société avec des amis, Lire, écrire, dessiner, Tricoter.Bénévolat à la bibliothèque ou au centre social de mon quartier.Économiser la différence de prix avec une poussette « haute-technologie-multifonction-super-plus », tout en permettant plein d’astuces sympa.Gagner de la place, et me permettre de me déplacer « léger » (en comparaison avec la poussette encombrante mentionnée ci-dessus)Dans les transports en commun : train, bus, avionDans son appartementDans le coffre de la voiture – exit la notice de pliage de poussette ultra complexe !FaciliterLes passages d’obstaclesEscaliersOuvertures de portesTrottoirsEt même le passage aux toilettes au snack de la gare!

Trucs et astuces pour optimiser l’écharpe à 100 %
Selon les témoignages des parents utilisateursPas de panique, on vous accompagne !Vous pouvez consulter nos tutos afin d’apprendre depuis chez vous ou vous rapprocher de nos monitrices de portage, pour un accompagnement plus personnalisé, c’est un vrai plus pour être encouragé, l’occasion de permettre aussi un temps d’échange avec d’autres parents.Et si vous doutez encore, voilà la liste des avantages de l’écharpe, que ne permet aucun autre système de portage.Elle rend service tout le temps et ses options sont infinies !Imaginez une petite balade « en mode léger» et bébé va bien, il est détendu, tellement détendu qu’il vous livre un cadeau dans la couche : repliez l’écharpe sur elle-même, elle s’improvise matelas à langer !Une petite sieste improvisée, elle tiendra chaud comme couverture, dans la voiture ou sur un petit coin d’herbe, quand les plus grand jouent au parc, pour bébé …… Ou ses parents, car elle peut aussi se transformer en plaid, à la sauvette, quand c’est maman qui a un petit coup de froid …Doudou à disposition, tissu tout doux avec l’odeur de maman ou papa,Et même pour allaiter en toute sécurité (cf lien tuto du nœud)Et quand bébé s’est enfin endormi dans son lit, on la roule en boule, et elle se transforme en oreiller pour la sieste des parents sur le canapé.Se servir du tissu en surplus après le nœud comme essuie-tout :Essuyer le front de maman après 3 heures de randonnée, alors que bébé roupille dans son dosDébarbouiller la frimousse de bébé après un gouter sauvage d’un biscuit au chocolat.Mais non, ce n’est pas si cracra ! Car un autre avantage important de l’écharpe, est qu’elle se lave très facilement ! Un petit tour en machine avec le linge de la famille, et hop, le tour est joué !Et quand bébé grandi ?On peut alors recycler l’écharpe :La jeter sur une petite table et construire des cabanes enchantéesLa nouer sous une table pour faire un petit hamac : idéal pour un temps de lecture soloLa transformer en petit rideau de théâtre à marionnettes,Confectionner un couffin pour que votre enfant qui grandi, puisse à son tour jouer à la poupéeOu laisser libre court à votre créativité et carrément la re découper pour se fabriquer :Un tote bag, qui vous suivra partout, en souvenir des années-câlinou !Des accessoires déco pour la chambre de votre petit bout.

La simplicité au cœur du portage
La naissance d’un bébé est un moment émotionnel et physique d’une intensité rare. Comment ne pas s’émerveiller et s’étonner d’avoir réussi à créer un petit être si parfait ? Il est enfin là, devant nous, dans nos bras. Si minuscule. Passé le tsunami de son arrivée, il n’est pourtant pas rare de brusquement se poser un milliard de questions. Le doute s’installe, pernicieux. Vais-je être à la hauteur ? Vais-je réussir à m’en occuper ? Quel jeune parent ne s’est pas senti d’un coup écrasé par la soudaine prise de conscience de la responsabilité qui lui incombe ? Responsabilité largement amplifiée par les injonctions à bien faire portées par l’ensemble de la société. Le portage est un excellent révélateur de tout ce qui peut se jouer autour de la parentalité en termes d’implication et de peur de mal faire. Tout le monde porte. Si si ! Lorsqu’on parle de portage, on imagine souvent un porte-bébé, mais en réalité le premier et principal portage du quotidien, c’est celui qui se pratique à bras ! Chaque parent en étant doté d’un ou 2 fonctionnels et chaque bébé devant bien à un moment ou un autre être manipulé, ne serait-ce que pour être changé, tout le monde le pratique… Ensuite effectivement certains outils ont été proposés, tout du long de l’évolution de l’espèce humaine, d’abord rudimentaires puis de plus en plus perfectionnés. Selon les cultures et les traditions, porter son enfant peut être encouragé, indispensable, ou au contraire mal perçu voire déconseillé. On va porter tantôt emmailloté, tantôt non, dans des positions plutôt droites ou plutôt regroupées, vertical ou horizontal, et j’en passe… Dès lors qu’on cherche des informations sur internet concernant le portage, c’est la panique ! Il faut porter physio, en écharpe, mais attention si le nœud est mal fait c’est mauvais pour bébé et si en plus il est habillé avec un pyjama à pieds, non vraiment ce n’est pas bon… Un porte-bébé non physio ? Mais quelle horreur ça va lui abîmer la colonne… Au milieu de tout ça n’oublions pas le fameux conseil de tatie Cunégonde qui rappelle que de son temps on s’embêtait pas avec tout ça et que quand même, on en est pas morts… et en plus ça va en faire un capricieux, un bébé à bras. Du coup on en fait quoi de babychou ? Et bien ça dépend… De lui déjà, en tout premier lieu. Parce que n’oublions pas que c’est quand même le principal intéressé ! Les bébés ont tous des besoins qui leur sont propres, certains vont aimer dès le début avoir leur petit espace et s’éclater sur leur tapis, d’autres au contraire ne s’apaiseront que portés constamment par leurs parents. Aucune des 2 situations n’est anormale, et surtout dans le cas où l’enfant a un besoin de portage plus intense que la moyenne, garder en tête que cela ne durera pas éternellement. On ne connaît pas d’ados de 15 ans en bonne santé toujours portés ni allaités. La naissance reste une étape éprouvante pour le nouveau-né qui arrive d’un milieu très contenant, où il évoluait en apesanteur dans un liquide filtrant la plupart des stimuli, et où il ne connaissait ni la faim, ni l’inconfort, ni la douleur. Certains ont besoin d’un peu plus de temps que d’autres pour s’acclimater et demandent à être un peu plus accompagnés. En moyenne on constate que vers 3 mois la plupart ont passé ce cap et commencent d’ailleurs à réclamer à aller au sol. Et le parent du coup ? A chacun aussi de trouver son équilibre dans sa relation avec bébé. Des fois il est plus facile de ne pas se poser de questions et de répondre aux besoins de l’enfant sans réfléchir, en sachant que ça passera. Des fois c’est plus compliqué à vivre et on négocie avec lui pour trouver un terrain d’entente, un compromis… Dans les 2 cas là encore il n’y a pas de règle. Pas de « mieux ». L’idéal restant toujours de faire ce qui nous correspond et d’observer son enfant. Et d’accepter que les besoins et les réponses peuvent varier selon les jours parce que nous ne sommes pas des machines (et tant pis pour les bons conseils de Tatie Cunégonde) ! Et avec quoi on porte ? Dans la continuité du reste, la souplesse est de mise. Aucune étude à ce jour n’a pu démontrer de risques accrus de blessures ou malformations relatifs à un type de portage dit « non physiologique » pratiqué avec un bébé n’ayant aucune pathologie déjà présente. On conseillera de s’orienter vers un portage physiologique pour des questions de confort, mais c’est tout. Le portage parfait n’existe que dans les livres, les seules règles à respecter sont celles de sécurité à savoir un bébé porté verticalement, les voies respiratoires dégagées, et qui ne risque pas de chuter. Ce sont du coup les premiers objectifs de portage à atteindre avec son bout de chou, le reste n’est qu’une question de confort. On rappellera que derrière une jolie photo, il y a parfois un certain nombre d’essais et des centaines d’autres clichés ratés ! Quant aux vêtements de bébé c’est une affaire de bon sens : des habits souples et confortables (qui se verrait faire une sieste en robe de mariée ou un cours de yoga en jean slim ? Personne ? Alors pareil pour bébé, exit la robe à froufrous et le petit pantalon étroit). Et si le pyjama commence à être trop court et tirer sur les pieds, il suffit d’en changer de taille. En bref, il convient de remettre de la simplicité dans l’équation.Bébé a besoin d’être porté ? Portons-le, autant que nécessaire pour que chacun y trouve son compte. Il préfère être posé ? Posons-le. L’outil nous convient et nous facilite la vie ? Tant qu’il respecte la sécurité ma foi tout est parfait. Être parent est sans doute la tâche la plus complexe de notre vie, celle qui cristallisera toute notre énergie, toutes nos pensées, et surtout toutes nos angoisses, pendant plusieurs (dizaines d’) années. Il est toujours facile de critiquer et juger la façon de faire des autres, et quoi que nous fassions avec nos enfants ce ne sera jamais assez bien ! Alors tant qu’à se planter, autant le faire de bon cœur avec quelque chose qui nous paraissait correct. Et accessoirement se construire avec des parents parfaits mais quelle pression pour nos enfants ! Le portage c’est avant tout le plaisir du contact avec son tout petit, la création d’un lien indestructible. Peu importent l’outil et la beauté du geste, personne ne décernera à quiconque de médaille s’il arrive à bien utiliser une écharpe ! Seuls comptent l’envie, les besoins, et que cela permette de faciliter le quotidien en limitant les pleurs.

Quelle matière choisir pour mon écharpe ?
En tissu plus soutenant et respirant ?En tricot plus enveloppant mais moins pérenne ?Plutôt du coton basique et facile d’entretien ou un lin plus ferme ?A moins qu’un peu de viscose ne vienne fluidifier le tout et apporter un petit vent de fraîcheur ?Vous voici perdus dans la jungle du portage et des multiples choix qui s’offrent à vous.Besoin d’aide pour mieux comprendre ? On vous propose un petit article pour faire le point sur les matières couramment utilisées dans la confection des porte-bébés et sur l’impact qu’elles auront sur leur utilisation.1 – En tissu ou en tricot ?La toute première notion à connaître, la primordiale, c’est le distinguo entre les tissus et les tricots. Vous pensiez que les écharpes étaient toutes des grands bouts de tissu identiques ou presque ?Perdu, il en existe en réalité 3 modèles répartis en 2 catégories principales : les tissées et les tricotées avec ou sans élastane ! Et savoir à quelle catégorie appartient votre outil a un impact assez important sur l’utilisation que vous en aurez !Le tricot est constitué d’un seul même fil, généralement de coton, tricoté. Évidemment pas avec les aiguilles de mamie : on utilise un métier à tricoter industriel. Cela donne une matière plus ou moins extensible : prenez votre t-shirt, c’est un tricot par exemple.Les tricots constitués intégralement de coton, présentent une extensibilité sans mémoire de forme : lorsqu’on étire la matière, elle reste déformée ensuite. Dans le portage, c’est une matière qui est agréable pour porter un nouveau-né mais qui le plus souvent va être très peu pérenne : dès lors que le bébé grandit et grossit, le tricot poche et l’enfant est mal soutenu à l’intérieur, rendant l’installation inconfortable. Plus le tricot est fin moins il est soutenant, si votre écharpe est tellement fine qu’elle en est transparente, c’est plutôt mauvais signe quant à sa durabilité ! Si l’étiquette de composition est inaccessible, on reconnait ces matières là à leur comportement : plutôt rigide quand on l’étire dans la longueur, plutôt molle et reste un peu déformée dans la largeur.A noter que les notices des écharpes vendues avec ces écharpes ne correspondent souvent pas à leur utilisation et proposent des nouages irréalisables avec (notamment les installations de type « nœud de base », qu’on réalise intégralement avant d’y mettre l’enfant, mais qui ne peuvent être proposées qu’avec des tricots contenant de l’élastane en combinaison du coton)Les tricots contenant en combinaison du coton un peu d’élastane ou spandex (autour de 5% en général), bénéficient quant à eux d’une mémoire de forme qui permet à la matière de retrouver sa forme initiale après étirement. Ce sont des tricots bien plus dynamiques et qui sont du coup plus soutenants que leurs homologues sans élastane. Si on veut jouer sur la sémantique, on peut parler d’écharpe élastique en plus d’extensible.Le répondant obtenu permet à l’écharpe d’être utilisée plusieurs mois, la durabilité réelle dépend ensuite de sa largeur et de sa densité, en moyenne on se situe entre 4-6 mois et 12-18 mois.Armure TricotLes écharpes tricotées nécessitent toutes 2 à 3 épaisseurs de matières en soutien du dos du bébé pour être sécuritaires : les nouages en simple couche comme un kangourou ou un enveloppé-croisé pans non déployés ne sont pas adaptés. Dans la plupart des cas, on déconseille également leur utilisation pour un portage dans le dos.Les tissus sont quant à eux confectionnés sur un métier à tisser, avec plusieurs fils de chaîne et la trame. Le tissage utilisé dans le portage est ce qu’on appelle un tissage sergé-brisé. On vous épargne les détails techniques, en gros lorsque vous prenez une toile (ex : un torchon), elle est très rigide lorsqu’on la tire sur les longueurs et largeurs, mais très extensible dans la diagonale avec une tendance à la déformation (vous voyez le pantalon en lin qui semble prendre 4 tailles au bout de 10mn de marche ? C’est à cause de la déformation de la toile !). On n’utilise pas de toile pour réaliser des écharpes car la rigidité des longueurs tend à cisailler au niveau des lisières et la déformation de la diagonale n’est pas optimum pour offrir un bon soutien au bébé. Ce serait sécuritaire, mais peu confortable.Le sergé-brisé est moins « sec » dans les longueurs et largeurs, et élastique dans les diagonales (cf pour les tricots si vous avez bien suivi : extensible mais avec une mémoire de forme qui offre plus de résistance). Pour exemple, les jeans sont réalisés avec un tissage sergé (pas brisé, mais ça ressemble un peu !).Les écharpes tissées sont très pérennes, elles peuvent supporter sans broncher des tractions de plus de 700kg (NB : si votre bébé atteint ce poids : consultez !). Une seule épaisseur est suffisante pour apporter un bon soutien à votre tout-petit ce qui permet notamment de réaliser des nouages kangourou.Armure tissée ToileArmure tissée JacquardArmure tissée Sergé croisé2 – Du coup, c’est quoi le mieux ?Tout le monde est encore avec moi ? On continue !Le choix entre un tricot ou un tissu est principalement subjectif : le portage c’est avant tout une question de sensations !Les tricots apportent des sensations extrêmement enveloppantes, surtout ceux avec de l’élastane qui confèrent un véritable effet seconde peau. Vous ne faites qu’un avec votre bébé ! Ils sont moins pérennes que les tissus mais sont également moins onéreux : cela peut permettre à moindre coût de voir d’abord si on apprécie le portage avant d’investir dans un autre système qui ira plus loin. Il n’est pas rare de débuter les premières semaines avec une écharpe, puis de basculer vers un mei-tai ou un préformé lorsque bébé grandit et/ou qu’on souhaite le porter dans le dos avec des installations moins techniques.En contrepartie, contrairement aux idées reçues, ils sont souvent plus techniques à manipuler : quand on tire sur la matière, elle se déforme avant de se tendre, et elle ne se tend que si vous la tirez dans le bon axe ! Le manque de feedback peut parfois mettre en difficulté un débutant qui aura du mal à évaluer si ses réglages sont corrects.Autre point négatif à prendre en compte : ce sont des écharpes qui tiennent chaud ! 3 épaisseurs de matière + le synthétique de l’élastane : au-delà de 20-25°C cela peut devenir assez inconfortable !Enfin l’élastane est un matériau qui présente une durée de vie limitée. Même (et surtout) inutilisée dans un placard, l’écharpe s’abîme : vous voyez la vieille paire de chaussettes oubliées dans un tiroir ? l’élastique qui fait CRRRRCCCRCRRRR et se casse quand vous tirez dessus ? Pareil. Du moins l’écharpe ne se déchire pas et reste sécuritaire, mais elle devient raide et beaucoup moins confortable. A éviter d’occasion donc.Les tissus sont en revanche très durables et pourront servir pour porter plusieurs enfants (voire même leurs propres enfants ensuite !). Le tissage est généralement plus respirant que le tricot qui se doit d’être très dense pour être soutenant, et le fait qu’il ne s’utilise qu’en une seule couche le rend tout à fait utilisable même en plein été (cf l’article sur le portage l’été).Les écharpes tissées souffrent d’une mauvaise réputation de porte-bébé difficile à manipuler et un peu rêche : comme vous l’aurez compris il n’en est rien ! Elles présentent un feedback très pédagogique qui permet de bien ressentir les réglages et les marques de bonne qualité sont douces et souples dès les premières utilisations.3 – Et la matière ?Outre les notions de travail du fil, la composition du fil a elle aussi son importance : coton, lin, chanvre, laine, soie, viscose de bambou… Vous n’aurez pas le même rendu en fonction de la matière choisie !Classiquement le coton reste la fibre la plus employée : polyvalente, douce, légère et facile à laver, elle présente les caractéristiques idéales !Le lin et le chanvre sont régulièrement cités pour l’été : s’ils sont effectivement plus frais, leurs fibres sont également plus rigides. Cela rend l’écharpe un peu plus rêche et moins facile à ajuster. A quelques exceptions prêt, les porte-bébés contenant du lin ou du chanvre sont généralement destinés à des bambins plus lourds et qui se tiennent suffisamment pour que leur musculature compense des réglages moins précis, ils sont plus soutenant c’est-à-dire qu’à épaisseur égale avec du coton, vous ressentirez moins le poids de votre enfant avec.La soie et la laine sont des matériaux qui sont thermorégulateurs : ils tiennent chaud l’hiver mais gardent le frais l’été. Ils sont souvent légèrement plus élastiques que le coton et très agréables si on supporte le côté un peu « piquant » de la laine (même si les laines de qualité sont très douces et n’ont plus rien à voir avec celles des pulls et cagoules qui nous ont traumatisés enfants !). Le gros point noir reste leur entretien, plus délicat, à fuir avec un bébé qui régurgite beaucoup !Les viscoses sont des matériaux synthétiques mais qui sont généralement frais et très fluides. Ils apportent aux écharpes une très grande souplesse et sont très prisés en association avec le coton pour le portage de tout-petits et pour l’été.4 –Où se situent les gammes Néobulle ?My slingMy sling, My cocon et My néo sont des systèmes de portage constitués en tricot : ils sont donc extensibles et enveloppants, et destinés à un portage la première année de bébé.My sling est cousu dans un tricot 100% coton mais qui présente une grande densité qui malgré son utilisation en simple couche lui confère un soutien assez étonnant ! My coconMy cocon est composée d’un mélange de viscose de bambou et élastane, c’est donc une écharpe élastique. Le bambou atténue en grande partie la surchauffe liée aux 3 épaisseurs qu’elle nécessite, elle est idéale pour un portage ventral uniquement.My néoMy néo présente un tablier constitué d’un tricot 3D innovant souple mais très soutenant.Écharpe sergé brisé cotonLa quasi-totalité des autres gammes est composée de coton soit de tissage sergé brisé, soit de tissage jacquard : le jacquard est une technique beaucoup plus complexe qui permet d’obtenir un motif et est donc plus esthétique. Le tissu obtenu est également plus souple, plus doux et plus agréable à manipuler et régler.Écharpe seacellEnfin les slings et écharpes de la gamme « seacell »présentent une combinaison de coton et de viscose d’algues, ce qui leur confère une grande sensation de fraîcheur et plus de fluidité.Ne reste plus qu’à choisir les coloris et cette fois-ci : on ne peut plus vous aider !!!!

L’entretien des porte-bébés
Vous venez d’acheter un porte-bébé et les sigles dédiés à son entretien sont aussi obscurs à vos yeux que des hiéroglyphes ? Votre écharpe est votre seul atout pour faire faire la sieste à votre bébé et vous n’osez pas la laver de peur de faire une bêtise (mais là quand même, il va vraiment falloir) ? Cet article est fait pour vous ! On vous donne tous nos petits conseils pour chouchouter votre matériel.

Porter bébé en voyage
Vous rêvez d’aventure, de voyage, d’embarquer dans un van, pour un road trip tout autour de l’Europe… Mais votre famille vient de s’agrandir et vous ne savez pas trop comment concilier les deux. Et si le portage était une clé essentielle pour faire aboutir votre projet ? La quête de l’encombrement minimum Les jeunes parents le savent : le volume d’équipement à emporter lorsqu’on a un bébé est inversement proportionnel à sa taille ! Or que ce soit pour un petit Week-End ou pour un voyage plus long, la location du semi-remorque nécessaire à trimballer le « au cas où », ne fait généralement pas partie des plans. Commence alors la douloureuse étape du tri. Certains arbitrages sont simples mais d’autres s’avèrent plus épineux : la maxi poussette est top confort pour bébé mais elle prend la place de 3 valises. Comprendre : il va falloir faire sans mais il va falloir trouver comment, sans rogner sur le confort de chacun. C’est ici que le porte-bébé trouve son premier intérêt :Souple, compact et léger, il se glisse facilement entre deux sacs et ne prend quasiment pas de place. Souvenir d’un WE à la montagne avec 3 enfants et un chien dans la petite voiture pleine à craquer et où l’écharpe de portage était pliée en guise de couverture sur bébé et le sling en snood autour de mon cou (la poussette quant à elle ne rentrait pas !). Précisons que le gain de place n’est valable que si on s’oriente vers des porte-bébés physiologiques : les gros sacs de rando à armatures, en plus d’être très inconfortables, ne se plient pas vraiment et occupent eux aussi un volume dingue ! Un petit vent de liberté Qui ne s’est pas déjà retrouvé coincé devant un immense escalier, une rue pavée, ou une visite de monument où l’accès des poussettes est interdit ? Le porte-bébé vous permet d’affronter tous les obstacles imprévus de votre périple sans prise de tête. Bébé vous suit partout quelque soit la topographie du terrain ! Envie d’une petite virée improvisée dans les chemins à proximité ? Un clip et c’est parti ! Un lieu inaccessible à la poussette ? Pas de plan B à improviser sur le tas, ni de risque de vol de la poussette laissée dans l’espace dédié. Que ce soit pour une journée à la plage ou une visite, grâce au portage vous restez libres de vos déplacements et pouvez voyager partout sans risque d’être bloqués ! Affronter les transports en toute sérénité Une valise dans une main, la poussette à plier dans l’autre, le bébé qui pleure à gérer au milieu et la foule qui s’agace derrière (sans aider évidemment ce serait trop simple)… La situation vous parle ? C’est celle qui se présente souvent lorsqu’on essaye de prendre le train avec son bébé. On retrouve parfois aussi des difficultés lorsqu’on prend l’avion, entre la poussette trop grosse qui doit aller en soute ou qui prend la place d’un autre bagage à main et la sécurité et le temps d’attente avant embarquement à gérer. Installé en portage, votre enfant est sécurisé pendant les manutentions diverses, vous avez les mains libres pour gérer un éventuel aîné, et vous pouvez aussi vous faufiler dans les allées plus facilement s’il a besoin d’être bercé. Le bébé globe-trotteur Côté bébé aussi on retrouve plein d’avantages à voyager en portage ! Les changements d’environnements sont parfois plus difficiles à appréhender pour certains bouts de chou : hors de chez eux, ils peuvent être nerveux, angoissés, présenter plus de difficultés à s’endormir, et leurs rythme et repères sont chamboulés. C’est d’autant plus vrai que les lieux par lesquels on transite peuvent être bruyants et impressionnants (foule, bruit, lumières…). Lovés contre vous, ils sont rassurés et sécurisés et gèrent mieux les différents bouleversements. Les lieux touristiques étant souvent très prisés, il n’est pas rare de s’y retrouver en plein bain de foule. Dans une poussette l’enfant se retrouve à hauteur des genoux des gens, même en faisant attention il peut se faire bousculer, brûler par les cigarettes tenues vers le bas, et le spectacle des jambes qui se pressent autour d’eux n’est clairement pas des plus agréable. Calé sur vous, il sera moins oppressé par la foule, et pourra lui aussi profiter des visites et panoramas. Pour les plus grands, ils apprécieront aussi de pouvoir se reposer un peu lorsqu’ils sont fatigués. Le porte-bébé idéal du petit baroudeur en herbe Maintenant que les bases sont posées : quel système de portage glisse-t-on dans notre sac de voyageur ? Si on ne doit en choisir qu’un seul, un préformé est sans doute ce qui est le plus polyvalent car il allie à la fois le confort d’une bonne répartition de la charge au pratique indispensable aux installations d’urgence ou en extérieur. Il s’utilise facilement pour passer les sécurités des aéroports ou pour réinstaller bébé au milieu de l’allée du train à l’arrivée. Compact et léger, il présente également un très faible volume d’encombrement. Echarpe, sling et mei-tai restent des alliés de choix eux aussi mais devront souvent se combiner entre eux pour palier à toutes les situations. Etant très souples ils se glissent facilement au fond d’un sac ou entre deux valises et seront appréciables pour un côté plus cocooning avec un tout petit. Il ne reste plus qu’à vous souhaiter un bon voyage !






